Une mi-temps, puis le trou noir pour la 2…

Dans la foulée du match de la 3 contre le Stade Français 4, notre équipe 2 ouvrait elle aussi son championnat de Régionale 2 face  à l’Amicale des Hockeyeurs de Meaux.
Temps frais et gris sur le stade Auguste Marin, mais pelouse bien arrosée qui laissait augurer d’une rencontre agréable. Elle fut surtout très engagée et  fatigante pour nos (plus si jeunes) organismes.

La première mi-temps fut d’une assez bonne tenue, les deux équipes étant de niveaux très proches. Le pressing haut des joueurs meldois (j’ai été le chercher sur wikipédia, celui-là…) obligeait nos défenseurs et nos milieux à  beaucoup porter la balle et à faire de considérables efforts de replacement pour essayer d’offrir des solutions rapides. De leur côté, les Meldois (je n’arrive pas à m’y faire…) récoltaient les fruits de leur harcèlement en récupérant quelques balles perdues et en tentant de s’infiltrer dans la zone saint-maurienne. Heureusement, notre vieille garde tenait bon.
Profitons du déroulement sans but de cette première période pour justifier le qualificatif de « vieille » garde attribué à la défense saint-maurienne en ce 5 octobre. La « vieille garde » était historiquement l’unité d’élite de la garde napoléonienne. Pour y rentrer, il fallait justifier de 10 années de service, avoir une très bonne conduite (de balle), avoir été cité pour bravoure (quelques titres de joueur du match), mesurer au moins 1,76 m, savoir lire et écrire… Bien sûr, nos joueurs n’avaient pas tous 10 ans de service (mais comme certains en ont plus de 20, çà compense), une très bonne conduite de balle (je ne donnerai aucun nom…) ou été cités pour bravoure.  Mais ils étaient là, mes grognards! Se jetant  sur toutes les balles, inflexibles et durs, n’hésitant pas à se soutenir, tant et si bien que l’on retrouvait souvent le Meldois entre le marteau et l’enclume, et que çà faisait mal!

La mi-temps était l’occasion d’échanger sur les améliorations potentielles (insistons sur le « potentielles ») de notre jeu et c’est confiants que nous abordions une seconde période qui promettait d’être notre Austerlitz.
 
Promettait seulement, car le feu ne nous ayant pas été apporté et Grouchy ayant préféré manger des fraises (je laisse le lecteur attentif méditer ces deux références fort peu hockeyiennes…), nous traversâmes finalement cette seconde période comme la Grande Armée la Bérézina. Avec pertes et fracas.
Nos rouages collectifs, pas encore totalement rodés, laissèrent des espaces aux Meldois dans l’engrenage saint-maurien (ah! enfin! je savais bien qu’il y restait un jeu de mot lamentable à faire avec les Meldois!). Le pressing sur notre centre conduisait à des situations de contre de plus en plus nombreuses et ce fut sur deux d’entre elles que les rouges se présentèrent à deux contre un puis trois contre un devant notre gardien pour marquer les deux buts du match.

Néanmoins, ne nous y trompons pas. Malgré nos défaillances physiques et notre incapacité (provoquée par l’adversaire) à varier le jeu, ce fut le match le plus intense et le plus techniquement abouti qu’il m’ait été donné de voir en Régionale 2. A nous de travailler collectivement pour relever le défi de cette division qu’i s’annonce franchement passionnante!