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Vous avez dit CHAMPIONS?!

Chers amis et adhérents,

Je viens aujourd’hui vous parler de ceux qui n’ont pas fait de trêve hivernale, qui faisant fi des fêtes de fin d’année et leur réconfort gastronomique n’ont pas hésité à courir, bondir, pusher, parer, contourner et finalement surpasser leurs adversaires dans les frimas et le blizzard, lorsque le gel collaient les mains aux crosses et les chaussures au parquet.

Comment çà, en salle? Peut-être, mais certaines étaient mal chauffées… Et jouer au hockey avec des moufles n’est pas choses aisée…

Je disais donc que je venais aujourd’hui vous parler de notre équipe 1 messieurs de hockey en salle. Ils sont allés au bout d’une campagne longue, difficile et pleine de chausse-trappes! Obligés de jouer sans sandwich lors du premier tournoi pourtant organisé à domicile, contraints à des horaires de déplacement indécents…

Et pourtant, voyez les résultats:
– Villiers-le-Bel : 7-4
– Nogent le Rotrou : 4-4
– Meaux : 10-1
– Vire : 12-6
– Mer : 6-5
– Beauvais : 7-0
– Isneauville : 5-2
– La Chapelle : 9-2
Autant de batailles âprement menées et brillamment remportées! Car oui, notre score est à gauche dans ces résultats et oui, 4-4, c’est une victoire! Si, si, si! Pas d’esprit chagrin en ce jour de liesse!

C’est un groupe homogène qui a triomphé de la (quasi) totalité de ses adversaires avec une facilité parfois déconcertante. De vieux (parfois très vieux…) briscards placés aux endroits stratégiques (donc près des poteaux), de virevoltants jeunes joueurs qui après quelques saisons d’apprentissage arrivent à maturité…
Tous les ingrédients étaient réunis et ne demandaient qu’à être assemblés. Certains choisissent la gélatine, d’autres le ciment, notre coach utilisa sa grosse voix pour figer les places et les tactiques. Une grosse voix dont l’abus lui valut d’ailleurs un carton jaune puisqu’elle avait déréglé le sonotone de l’un des membres d’une table technique, lequel mit quelques instants à se rendre compte qu’il captait désormais Radio Vladivostok qui diffusait ce jour là l’intégrale de l’inimitable Sergueï Iakovlevitch Nikitine , dont je vous recommande particulièrement les titres « Hier, le crocodile a souri » et « Quelque chose est en train de m’arriver ».

J’espère que vous joindrez vos applaudissements nourris aux miens pour célébrer Alexandre, Benjamin, Daniel, David, Grégoire, Nicolas (coach), Quentin, Stevens, Victor et Yann (capitaine) qui ont donc brillamment obtenus le titre de:

CHAMPIONS DE FRANCE DE NATIONALE 3 SALLE 2017

en zone 2, mais comme les zones n’intéressent personne, on ne le criera pas trop fort…

Bravo à eux!!!! Nous espérons que cette bonne série se poursuivra en gazon! Alors on ne relâche pas l’effort!

La 1 finit son année dans le sang et la douleur! Bon, surtout Dan…

Ce dimanche voyait, au stade Marin, le début des matchs retour du championnat de N3 de notre équipe 1. Ayant battu tous ses adversaires, elle les abordait avec une confiance et une décontraction légitimes bien que peut-être un peu trop anticipées… Le temps était triste, très triste… Seul un Breton dépressif et neurasthénique l’eût trouvé à la limite du supportable: un gros crachin et une température si basse qu’elle inspirait à mon compagnon de banc de touche une réflexion empreinte d’angoisse: « Je ne sens plus mes doigts! Ils vont tomber!!!!! »

Je ne vous le cacherai pas, la première mi-temps fût d’une tristesse incroyable. Les meilleures occasions étaient à mettre à l’actif du CFP, nos visiteurs du jour. L’un de leurs attaquants se retrouvait même seul face au but vide à seulement 5 mètres de la ligne et envoyait inexplicablement la balle en sortie (j’en profite pour lui rappeler que sa petite enveloppe lui sera donnée par le Gros Nono, notre charmant homme main, au fond de l’impasse du sans-retour, ce mercredi à 2h45…).
L’ennui relatif qui guide la narration de cette première période me permet, chers lecteurs, de vous faire bénéficier de réponses que je dus donner à quelques charmantes têtes blondes qui étaient sur le bord du terrain et qui, voyant Cyril enfiler le costume de gardien, m’assaillirent de questions sur cette noble confrérie qui fut assez peu mise à l’honneur dans ces lignes depuis le début de saison. Je vous livre la conversation telle qu’elle se tînt, ou presque…
– Oooooooooh, c’est qui lui?
– C’est Cyril, notre gardien de but.
– C’est quoi un gardien de but?
– C’est un joueur un peu spécial qui est là pour empêcher la balle de rentrer dans le but.
– C’est quoi un but?
– In peto: la conversation promet d’être longue… Sourire et: Tu vois la petite cage au bout du terrain avec les filets. C’est çà. Si la balle rentre dedans, çà fait un point.
– Dans le filet?
– Oui.
– Alors le gardien de but, il est dans le filet, comme un poisson?
– Non!
– Si, même que moi je me suis approché un jour et ben il sentait pareil qu’un poisson pourri!
(NDLR: interrompons ces charmants échanges afin d’exprimer toute notre compassion à tous les gardiens de hockey de la Terre et d’au-delà, si importants et pourtant si désagréables olfactivement à côtoyer…)
– Mais non! C’est son matériel! Pour le gardien de l’équipe en face, il faudrait vérifier, mais pour Cyril, je t’assure que c’est son matériel!
– Pourquoi il est pas de la même couleur que les autres?
– Pour qu’on le voit bien sur le terrain.
– Ah… Et pourquoi il a de grosses jambes et un casque?
– Toujours le matériel. Les jambes, ce sont des guêtres. Cà a l’air très impressionnant parce que Cyril, en plus, a de gros mollets… Et sur sa tête, le casque sert à protéger la balle.
– Hein?
– Eh oui, il a la tête tellement dure que si la balle le touche à cet endroit, elle risque de se casser. Et c’est cher une balle, alors on fait attention…
– Noooooooooon!!!!!!!
Ah! Chers bambins… Nous verrons plus bas que cette particularité physique de Cyril ne s’applique malheureusement pas à Dan. Mais ne brûlons pas les étapes…

La première mi-temps s’achevait donc sur un triste 0-0 pluvieux et frigorifiant. Les quelques Teckels présents s’ennuyaient ferme et la nervosité ambiante montait doucement mais sûrement.

Au troisième quart-temps, la balle continuait à circuler gentiment entre les joueurs saint-mauriens qui peinaient à franchir la ligne d’avantage, et était parfois emmenée avec beaucoup d’incisivité (ndlr: ce mot aura fait bondir les amoureux du Petit Robert que vous êtes, mais il est bien comme l’efficacité de nos adversaires en ce jour… inexistant…) vers nos buts. Sans réussite, donc.

C’est au final dans le quatrième quart-temps que les choses s’emballèrent.

Pour notre plus grande consternation, Daniel voulait faire la preuve qu’il avait lui aussi la tête dure et n’hésitait pas à essayer de reprendre de l’arcade sourcilière une balle (très) mal contrôlée par un adversaire. La balle franchissait l’épiderme en se glissant entre deux pores de transpiration, froissait, en entrant dans le derme, deux ou trois muscles érecteurs de poil, effrayait une glande sudoripare exocrine qui allait se cacher derrière une glande sébacée qui passait par là, atteignait l’hypoderme où, en raison du manque de cellules adipeuses, elle ravageait les réseaux veineux et artériels et picotait les terminaisons nerveuses avant d’être arrêtée net entre la plaque orbitale de l’os ethmoïdal et la suture frontozygomatique. En bref, il a eu mal et çà a saigné.
La bonne nouvelle est que Dan va bien. La mauvaise est qu’il sera dorénavant marqué d’une cicatrice partant de la pommette et remontant jusqu’au cuir chevelu en passant par son œil. J’en entends déjà qui commencent à chanter le générique d’Albator… Et je dis non! Nous ne profiterons pas de ces lignes pour affubler notre malheureux milieu de terrain d’un sobriquet fondé sur le physique! Non-non-non-non! Non et re-non. Non, non… Non? Vous êtes taquins… Toujours est-il qu’il devait nous quitter et que son talent allait nous manquer, un peu.

En effet, Dan joue dans notre équipe le rôle si important de livreur à domicile sur les petits corners. Vous le verriez partir sur sa petite mobylette rouge de la ligne de fond pour livrer la balle à Dada qui la sert sur un plateau à Alex qui l’expédie dans la crosse de Papy… De l’horlogerie suisse! Une phase de jeu qui nous a sauvés sur bien des matchs depuis le début de saison… Et là sans Dan, l’obtention d’un petit corner à cinq minutes de la fin du match nous plongeait dans la perplexité. C’est Quentin qui se proposait finalement pour donner la balle. Hélas, là où Dan est une mobylette pétaradante, Quentin faisait office de diesel… Sa donne manquait Dada de trois bons mètres et nous ne devions qu’à notre opiniâtreté et à la maladresse adverse d’obtenir un nouveau petit corner. Ce devait être le bon! La donne était cette fois parfaite, trouvait Dada, qui trouvait Alex dont le push, repoussé une première fois, était finalement repris de volée et à bout portant par un Quentin venu très rapidement couvrir le premier poteau.

1-0!!!! Enfin!!!!

Le CFP poussait et mettait beaucoup d’agressivité en fin de partie. Agressivité qui conduisait à un léger énervement de Quentin qui, après avoir été bousculé, mettait une main sur le col de son adversaire, une main sur l’élastique de son short, prenait trois pas d’élan et le propulsait hors du terrain après un fort beau vol plané qui, incompréhensiblement, ne provoquait pas l’admiration des arbitres. Qu’il était pourtant beau cet aéronef vert qui battait des ailes pour tenter vainement de retrouver un semblant de dignité en plein vol… Comme il aurait sans doute aimé aussi avoir un train d’atterrissage…
Nous tenions le choc et finissions par remporter une partie qu’un ou deux ans en arrière, nous aurions sans doute perdue.

Neuf, matchs, neuf victoires, nous passerons l’hiver au chaud! Place à présent à la salle mais nous sommes impatients de vous retrouver, et de nous retrouver nous-mêmes, aux beaux jours pour savoir si nous pourrons maintenir ce remarquable état de forme!

Encore une partition parfaitement jouée par notre équipe 1!!!!

L’équipe fanion du HSCSM jouait ce week-end l’ultime rencontre de la phase aller de son championnat de Nationale 3 gazon, en zone 2, escalier B, 3ème porte à droite après l’ascenseur. Après des duels âpres, rugueux, pour ne pas dire désespérants sur le plan du jeu, nos nous rendions à Chartres, en des terres connues tout à la fois, sur les dernières saisons, pour le fair-play affiché et pour la qualité technique du jeu pratiqué. La dernière place occupée par l’équipe locale dans notre championnat n’était pas révélatrice de son potentiel, nous allions bientôt l’apprendre à nos dépens.

Alarmé par les retards à répétition de ses joueurs aux rassemblements d’avant match, notre coach sagace et bienveillant, tellement qu’il est fort tellement qu’il est beau tellement qu’il me fait jouer, décidait de prendre une marge raisonnable de sécurité en fixant, pour une rencontre à 11 heures sur le stade de la Madeleine de Chartres, un rendez-vous à son équipe pour un départ à 4 heures 18 du matin, tellement qu’il est précis tellement qu’il est précautionneux. Vous vous en doutez, ce qui devait arriver arriva et nous nous retrouvions tous à 6 heures du matin dans les faubourgs chartrains pour prendre nos marques sur le superbe et tout récent terrain dont nos adversaires du jour bénéficient.

Bien évidemment, pareil déplacement (si loin de Saint-Maur), en pareille saison (si loin des beaux jours), par un tel temps (si loin du soleil) et de tels horaires (si loin de midi), avait découragé la plupart des plus hargneux des Teckels, fidèles supporters du club qui donnent habituellement de la voix sur les bords du terrain saint-maurien. Seul au poste, fidèle parmi les fidèles, Vincent, le Teckel chef, poil plus si long que çà et truffe humide, n’hésitait pas à partir en chasse de café dès son arrivée afin de soulager les plus frileux d’entre nous.

Je ne vous laisserai pas plus longtemps dans l’expectative. Nous avons, selon les propres mots clairvoyants de notre coach bien aimé et cætera et cætera, livré notre plus mauvais match depuis le début de la saison! Notre jeu fût bon par intermittence, précis de temps en temps et efficace seulement parfois… Mais mes amis, quelles fois! Il y a du bon à retirer de chaque épreuve et, si nous ne fûmes pas toujours collectivement à la hauteur de l’enjeu, il y a fort à parier qu’au travers de ce match nous nous élevions individuellement, en tout cas certains d’entre nous. Et c’est de ces hommes que je vous parlerai plus bas ! De leurs peurs, de leurs espoirs, de leur réussitte ou de leur échec… Mais laissons cela pour l’instant et passons au match…

Le premier quart-temps démarrait plutôt bien pour notre équipe qui s’installait dans la moitié de terrain adverse. Les Chartrains, casaque rouge, culotte bleue, restaient néanmoins menaçants et parvenaient à plusieurs reprises à s’infiltrer dans notre zone, obtenant même des petits corners sur lesquels ils obligeaient Greg, notre régional de l’étape, à sortir le grand jeu avec une horizontale main opposée fort inspirée sur son côté droit. Pour nôtre part, les phases offensives se succédaient avec beaucoup d’envie et peu de succès. Le match partait néanmoins sur un bon rythme et était plaisant à suivre pour l’ensemble des spectateurs.

Le second quart-temps, alors même que nous sentions notre potentiel supérieur au leur, commençait de la plus absurde des façons! Un redoublement de passes côté droit de Chartres permettait à leurs milieux d’envoyer un balle forte dans l’axe de la zone saint-maurienne. Un chartrain passant par là de façon presque hasardeuse touchait la pelote dont la trajectoire se trouvait altérée selon un angle imprévisible et imprévu qui tout à la fois déstabilisait nos défenseurs et trompait la vigilance d’un Greg convaincu de son bon droit tant la reprise semblait extérieure à la zone. Hélas ! La vidéo était formelle et l’arbitre validait justement ce premier but de la partie pour Chartres.

1-0 pour les locaux avec deux quart-temps et demi encore à jouer… L’heure du réveil, l’heure des histoires d’hommes !

Afin que nos lecteurs profitent au mieux de leur lecture en ce jour, nous leur demanderons un rien de mise en situation, un chouia de travail qui leur permettra de comprendre au mieux notre état d’esprit à certains moments clés du match. Nous vous inviterons donc au fil des lignes à ouvrir certaines adresses internet et à vous placer aux moments indiqués puis à reprendre votre lecture…

Dès la remise en jeu, les blancs franciliens repartaient à l’assaut du but et tentaient de déséquilibrer l’équipe adverse en faisant circuler rapidement la balle. Et enfin, une passe de Dan parvenait à l’intérieur de la surface adverse, légèrement sur la gauche, à Jean-Mi.

Ah ! Jean-Mi, la gauche et la droite… Une longue histoire de je t’aime moi non plus qui depuis le début de saison lui vaut régulièrement des remontrances posées, amicales et constructives de la part de notre coach, ai-je dit qu’il est fantastique ? Lorsqu’il commence un match arrière droit et qu’il se retrouve milieu gauche, remontrance ! Lorsqu’il entre milieu gauche et qu’il se déporte milieu droit, remontrance ! Lorsqu’il est arrière gauche et que la poursuite d’un adversaire le fait passer à droite, remontrance encore ! Mais est-ce sa faute s’il est victime d’une déficience de la latéralisation ?
Cette fois-ci, c’est bien en tant que milieu gauche qu’il recevait, parfaitement placé, la balle de Dan et…
Pour Jean-Mi : Sir Edward Elgar – Pomp and Circumstance March No.1 , https://www.youtube.com/watch?v=moL4MkJ-aLk , on commence à 4 minutes et 51 secondes.
Après deux pas d’ajustement dans la surface et un coup d’œil vers le but, il lançait ses poignets vers l’arrière, faisait deux moulinets d’élan et, animé de tout son désespoir, de toute sa rage, de toute cette frustration née de son envie de bien se positionner jamais assouvie, toppait magistralement son shoot qui par l’effet de la puissance de ce dernier et la souplesse du terrain rebondissait haut, si haut que nul ne semblait en mesure de la reprendre… Un homme pourtant relève le défi, il est jeune, il est rouge, il est bien intentionné. Il saute, s’élève, touche la balle et la propulse dans la lucarne du gardien médusé !
Le but est accordé à Jean-Mi qui prend un instant pour regarder vers l’horizon et toiser du haut de sa réussite des années de dyslexie enfin vaincue. Il est magnifique.

1-1 entre les deux équipes à la mi-temps ! La seconde période allait confirmer la domination des blancs et nous permettre d’apprécier tout particulièrement le travail de plusieurs joueurs.

Les locaux ont durant toute cette dernière partie du match multiplié les contre-attaques, butant invariablement sur l’arrière-garde saint-maurienne et notamment sur Nico, le coach revenu au terrain.
Pour Nico : Pirates of the Carribean, https://www.youtube.com/watch?v=8eXixQpROHM , on commence à 0 minutes et 14 secondes.
Quel match de notre Nico ! Incisif sur chacune de ses interventions, parfaitement placé pour couper les trajectoires des longues balles adverses, premier relanceur, présent alors même que ses coéquipiers perdaient des balles et que la situation devenait désespérée… Il faisait quelques fautes, bien sûr, mais toujours dans l’esprit ! Un adversaire qui vole à trois mètres, c’est dans l’esprit ! Une crosse adverse qui se casse sur une attaque, c’est dans l’esprit ! Un plongeon à faire pour récupérer une balle improbable au risque de se retrouver écorché sur toute la partie antérieure des jambes, c’est dans l’esprit ! Çà picote, mais c’est dans l’esprit ! Impressionnant, vous dis-je !

Malgré toute leur bonne volonté, les Chartrains allait devoir déchanter sur un but amené par la droite, poussé dans la surface par Dada et repris par une déviation papyesque de Pipi. Mais était-ce un hasard… ?
Pour Pipi et Papy : Queen, It’s a kind of magic, https://www.youtube.com/watch?v=0p_1QSUsbsM , début à 0 minute et 11 secondes.
La balle de David transperçait les lignes adverses, Papy et Pipi faisant le même appel se retrouvaient tous deux en position de dévier cette balle lorsque Papy, se servant de sa crosse comme d’une baguette, lançait un peu de son fameux je-ne-sais-quoi qui depuis si longtemps méduse les défenses et déroute les partenaires. Son fluide se transmettait à Pipi qui plaçait comme par enchantement sa crosse au bon endroit, sur la trajectoire de cette balle virevoltante qui ainsi aiguillée prenait à contre-pied le gardien adverse et achevait sa trajectoire dans la si petite portion de ligne non défendue… Un trou de souris… Un miracle, peut-être, ou le talent…

2-1 en notre faveur et les attaques se succèdent à présent. Chartres fatigue, le pressing haut de notre équipe porte ses fruits et Cyril, comment dire… ?
Pour Cyril : Survivor, The eye of the tiger, https://www.youtube.com/watch?v=btPJPFnesV4 , dès le début.
Cyril était éminemment déçu de ne pas avoir trouvé l’ouverture lors de son match précédent face à Blanc-Mesnil. Il rêvait de marquer face à ses anciens partenaires et nous ressentions sur le banc son vif désir de marquer ce match de son empreinte. A chacune de ses rentrées, il donnait tout, il appelait, revenait, se multipliait jusqu’à ce qu’il récupère une balle dans la surface adverse, face à la ligne de touche côté droit. S’engageait alors un véritable combat entre lui, le gardien et pas moins de trois défenseurs rouges. Les crosses s’attaquaient, la balle rebondissait comme dans un flipper, elle se levait avant d’être violemment rabattue vers le sol… Cyril se mettait en protection et empêchait le gardien d’intervenir. Écartant les bras et se propulsant en avant, il laissait sur place deux défenseurs et menaçait de dépasser le troisième en revenant vers le centre de la surface. Il croyait être passé mais dans cette amicale bousculade il trébuchait, il allait s’écraser de toute sa longueur sur le frais tapis vert lorsque dans un sursaut d’énergie il inspirait une immense bouffée d’air, gonflait son abdomen qui lui permettait de faire le culbuto et lui offrait l’allonge nécessaire pour tenter un shoot de revers ! La frappe était parfaite, elle s’élevait, elle était forte ! Mais elle échouait finalement dans le gant du gardien revenu in extremis sauver son but… C’eût été le but de l’année ! L’attaquant saint-maurien se relevait, groggy encore après ce rude combat, légitimement déçu d’avoir échoué si près de la perfection… Mais il reviendra, oh oui, il reviendra.

2-1 toujours et les organismes sont à bout. Les attaques placées se font plus rares et les incursions se font à présent en conduite de balle. C’est ce moment que choisit David pour un numéro d’équilibriste peu ordinaire…
Pour Dada : The Benny Hill theme, https://www.youtube.com/watch?v=MK6TXMsvgQg , dès le début.
Dada récupérait donc la balle à 35 mètres du but plein axe. D’un enchaînement de petits pas de gauche et de droite il mystifiait un premier défenseur, posant sa crosse au sol, il en profitait pour nouer entre eux les lacets d’un autre adversaire en une fraction de seconde et reprenait sa course pendant que sa malheureuse victime s’étalait sur le terrain. Partant vers la gauche, il réussissait deux tours sur lui-même, étourdissant un troisième défenseur. Il s’approchait de la zone, montrait la balle à gauche, montrait la balle à droite, la faisait disparaître dans sa manche et la faisait réapparaître trois mètres plus loin, déjà dans la zone adverse. Là, subissant le retour enfin efficace d’un défenseur et la sortie du gardien, il tentait une passe à Jean-Mi, idéalement placé au poteau. Malheureusement, la balle était déviée et échouait à portée de raclette de JB, seul pratiquement face au but à sept mètres quarante-trois de l’objectif. JB regardait alors la balle , interrogeait poliment chacun de ses coéquipiers pour savoir si çà ne les dérangeait pas qu’il tentât lui-même de finir l’action… Une fois, deux fois, trois fois, adjugé au gros attaquant avec le numéro 16 !!!! Rapide coup de fil à l’orchestre symphonique et aux chœurs de de Radio France qui s’installent promptement dans les gradins. Tout le monde est en place? Bien! Raclette parfaitement exécutée (si monsieur Nico!) et BUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUT !!!! De moi ! Si, si, si, si !!!!!!!! M-O-I, moi !!!!!!!! Je tiens à remercier mes partenaires, qui ont tout donné, mon agent bien sûr, qui a bâti ma carrière, mes entraîneurs sans qui rien n’aurait été possible, ma famille, qui a tant sacrifié pour me permettre de me rendre aujourd’hui à Chartres…
Pour JB: Beethoven, symphonie n°9 « Ode à la joie », https://www.youtube.com/watch?v=8nGhHL6Dhok&feature=youtube_gdata_player , à partir de 1 minute et 37 secondes.

3-1 score final pour le HSCSM ! Huitième victoire en autant de matchs, tous nos adversaires ont mordu la poussière sur ce début de saison !!!!

J’espère que vous pardonnerez la longueur de ce résumé et l’enthousiasme que j’ai mis à l’écrire. J’espère vraiment que les prochains matchs me donneront encore l’occasion de me lancer dans des descriptions aussi objectives de nos futurs exploits.
Peut-être dès dimanche prochain au stade Marin contre le CFP ? Venez nombreux !

La Une encore victorieuse mais… Scandale au stade Marin!

Chers amis, c’est le cœur lourd que je rédige aujourd’hui ces quelques lignes. Si, habituellement, le hockey apporte à nos existences ce zeste de folie, de joie et de bien-être nécessaire au déroulement harmonieux d’un week-end réussi (un peu comme la tranche d’ananas sur le bord du verre contenant une pina colada n’est pas indispensable mais apporte au buveur de la place de la République ce je ne sais quoi qui lui donne l’impression de déguster son cocktail sur une plage de sable blanc… Enfin, à la cinquième pina colada, çà le fait immanquablement), il nous faut bien admettre que le match entre Saint-Maur et Blanc-Mesnil qui se tint le dimanche 6 novembre 2016 ne fut pas de cette nature.

Lorsqu’un match vous laisse une telle amertume au fond du moi, du surmoi et du remoi, il n’est pas aisé de dépassionner le débat et d’en tirer des conclusions objectives. C’est pour cette raison que cet article vous est livré plus tardivement qu’à l’accoutumée, il fallait que la nuit me portât conseil.

L’une des premières raisons invoquées « à chaud » fût un arbitrage légèrement imparfait. Et là je dis « non! » L’arbitrage, surtout lorsqu’il est tenu par des personnes neutres, n’est jamais une excuse valable. Les joueurs ratent des tirs et des contrôles, les arbitres peuvent rater des coups de sifflet. Néanmoins, et c’est ce que l’on apprend dès le plus jeune âge dans les écoles de hockey, l’arbitre est souverain et le temps passé à discuter avec lui est un temps que l’on ne prend pas pour se replacer. Et sur ce point là, il fût satisfaisant de voir que nos chers bleus (blanc en l’occurrence) furent les joueurs les plus disciplinés de la rencontre. Bon, il y eût bien ce petit carton jaune pour un tir déclenché après un coup de sifflet et qui heurta inopinément les côtes d’un joueur adverse, mais la juste sanction prononcée fût acceptée immédiatement et sans un cri par le fautif qui sans un pli sans une tâche emportait son panache sur le banc de touche (Cyrano, acte V, scène finale, car oui Cyrano jouait au hockey, à Saint-Maur).

Non, décidément, et je ne peux que laisser éclater mon ire vengeresse, c’est bien de larcin, de brigandage, de maraudage que dis-je d’exaction qu’il s’agit! Et de trahison, aussi… Laissez-moi vous narrer les faits, mesdames et messieurs du jury, purs et sans habillage. L’odieuse vérité qui j’en suis sûr vous laissera terrifiés et abasourdis tant elle est abominable…

La rencontre commençait donc à 15 heures précises. L’équipe saint-maurienne arborait son maillot blanc pendant que les visiteurs étaient d’orange vêtus. Et tout allait très vite. Saint-Maur mettait rapidement en place son jeu de passes fulgurant et décontenançait des adverses déjà aux abois. Il ne fallut que quelques minutes pour qu’un mouvement parti de notre ligne arrière sur la droite traverse en deux passes le terrain dans la diagonale et aboutisse à un centre repris, avec toute la finesse que l’on lui connaît, par Steve qui marquait le premier but du match, le 11354ème de sa carrière, et pour la 9345ème fois sur une déviation déroutante.

15h12, l’heure du crime approche. Le soleil s’obscurcit. Un vent glacé se met à souffler sur la presqu’île saint-maurienne. Les chats se hérissent, les chiens hurlent à la mort, la terre tremble sur les tombes fraîchement recouvertes du cimetière de Condé… Les faits, ai-je dit! Les faits! Votre serviteur vient de rentrer en jeu, il n’a pas encore touché la balle ni même eut le temps de faire un appel qu’une attaque identique à l’action du premier but se développe pour Saint-Maur. La balle part de la droite, est remontée jusqu’à l’entrée de la surface adverse côté gauche, entre dans la zone, est frappée avec force et détermination vers l’attaquant qui avait eu la présence d’esprit de se déplacer au second poteau pour reprendre un centre éventuel quant tout à coup, surgissant de l’ombre dans laquelle il se tapissait en attendant le moment idéal pour commettre son forfait, un défenseur orange se jette sur la balle et la dévie dans son propre but!!!! Consternation chez les visiteurs, joie chez les Saint-Mauriens. Chez tous les Saint-Mauriens? Non! Car un président résiste encore et toujours à la liesse générale: on m’a volé mon premier but!!!!!!!!! Car c’est bien là, mesdames et messieurs les jurés, que le vol fût commis! Oh! J’entends déjà que l’avocat de la défense veut vous entraîner sur des pistes toutes autres, sur des interprétations fallacieuses… Il vous dira que son client tentait de protéger son but, qu’il n’était mû que par la volonté d’aider son équipe, qu’à aucun moment il n’avait imaginé que son geste causerait un si grand tort… Mais vous en conviendrez avec moi: lorsqu’on est animé de bonnes intentions, lorsque l’on a l’âme pure et sans tâche, marque-t-on un but contre ses propres coéquipiers, ses propres frères, ou, voyant que l’intervention que l’on projette ne peut aboutir qu’à un résultat désastreux, ne laisse-t-on pas la chance à l’attaquant adverse de rater sa reprise? Vous le voyez mesdames et messieurs, votre choix entre l’acquittement et la condamnation n’en est pas véritablement un. Les faits sont clairs, ils sont précis et ils sont incontestés. Vous ne pouvaient laisser la feuille de marque en l’état avec l’inscription d’un odieux but contre son camp. Vous devez, je vous y exhorte, attribuer ce but à un Saint-Maurien. Pas l’attaquant, non, qui n’a pas touché la balle, mais bel et bien le passeur. Celui par qui le drame est arrivé: notre milieu gauche, Daniel, Dan, Gilbert, comme vous l’avez à présent identifié (cf. match HSCSM – Orléans).
On me souffle que la jurisprudence va déjà dans ce sens, qu’il n’y a pas de but contre son camp en hockey. Et c’est heureux, car face à une telle injustice, nous étions prêts à aller jusqu’au Tribunal Arbitral du Sport!

Le reste de la partie n’entrera pas dans les annales du hockey. Signalons toutefois le 11355ème but en carrière de Steve, notre Papy flingueur, sur sa 9346ème déviation. Elle faisait suite à un petit corner parfaitement exécuté par Alex, qui avait pour l’occasion ramené son panache du banc de touche.

3-0 donc, score final, et septième victoire en sept matchs pour notre équipe première!

Nous clôturerons notre phase aller la semaine prochaine à Chartres, avec l’ambition magnifique de remporter l’ensemble de nos matchs depuis le début de saison!

Victoire nette et sans bavure de la deux au Racing

Malgré les premiers froids hivernaux, nos courageux joueurs de l’équipe 2 s’étaient levés de bonne heure en ce dimanche matin, pour affronter le Racing ! Sous un beau soleil d’hiver, nous nous sommes vite réchauffés… Et dès le coup de sifflet, nous lancions nos premières attaques à droite, à gauche, au centre mais en vain. Et c’est en milieu du 1er quart temps que nous obtenions un petit corner que Marion, plein de malice, convertissait d’un push légèrement levé et flottant !!! Puis c’était au tour de Nico, notre guest star, qui sur un shoot coup droit (sans malice, mais plein de détermination et de précision) ne laissait aucune chance au gardien. 2-0 et la première mi-temps était loin d’être finie… Mais malheureusement plus rien ne fut marqué avant l’acte II, malgré les envolées d’un Stéphane à droite, de Baptiste au milieu. Même Jill s’y mettait avec des courses le long de ligne à gauche, elle volait presque (si si… mu legend zen for sale je vous assure !!) Pendant ce temps-là, la défense gérait assez tranquillement les quelques incursions du Racing et Claudio, à défaut de toucher la balle, en profitait pour travailler son organe vocal (il vaut mieux préciser), replaçant sa défense avec un Pedro et une Julie qui commencent à trouver des automatismes. A l’arrivée de la mi-temps, nous constatâmes (un joli passé simple en forme de clin d’œil littéraire au président !!) que les supporters St-Mauriens commençaient à se masser dans les gradins. David, Eric, Charlène et Tony pour ne citer qu’eux. Même un de mes collègues était là! Et oui nous soulevons les foules !! Nous pûmes même faire un petit bonjour à Charlène et Tony à la mi-temps…je crois que leurs joues portent encore les traces de sueur de chacun des joueurs de la 2 !!!! La deuxième mi-temps confirmait la domination de St-Maur: des attaques et des petits corners malheureusement infructueux. Toute l’équipe s’y mettait. mu legend zen Yves, Baptiste, Val étaient à 2 doigts de conclure. Et soudain sur une énième attaque, Val marquait sur une feinte magistrale qui laissait le gardien du Racing sans voix pendant que le nôtre continuait à donner de la sienne tout en se refroidissant !!! Et de 3 !! Et bientôt 4, certainement le plus beau. Evidemment, puisque c’est bibi qui a marqué !!! Après une très beau contre, Brice embarquait la défense, puis m’adressait une passe appuyée et là, tel un Steve (attention, la 1 a du souci à se faire !), dos au gardien, je détournais du revers. Malgré un magnifique plongeon le gardien ne pouvait rien !!! Je le relate dans le détail car cela ne m’arrive vraiment pas souvent de scorer, contrairement à notre 5eme buteur du jour, notre goléador, qui d’un geste technique à la Steve ou tout simplement à la Benji (il a sa propre marque de fabrique lui aussi), marquait du revers après avoir dribblé 10 joueurs. Je crois! Une première partie de saison qui se termine, par une victoire nette et sans bavure, dans une ambiance très fair-play, qui nous a permis de nous faire plaisir.

Les Artilleurs St-Mauriens étaient de sortie !!!

Victoire de la 2… 10-2!!!!

Après 2 matchs, nous n’avions marqué que 3 buts… Et là, en un match, nous marquâmes les 12 buts de la rencontre… Eh oui, 12 et non pas 10…. Si vous voulez comprendre comment les gâchettes saint-mauriennes ont pu marquer l’intégralité des buts de la rencontre, il vous faudra lire l’ensemble du compte-rendu.

En ce dimanche matin, un peu frais, nous arrivâmes très en avance sur le magnifique terrain du Stade Français (les routes franciliennes étaient bien plus dégagées que prévu).

Après 30mn d’attente, nous vîmes enfin nos adversaires arriver… au compte-gouttes… et en plus ils n’étaient que 8… Après un bref arrangement, nous décidâmes de prêter Benjamin notre plus fine gâchette car nous étions 11 ( bientôt 12 rejoints par Benoit qui venait de faire un 10K).

Le match démarrait donc par un 10 (HSCSM) contre 9….. Nous ne tardions pas à marquer suite à une jolie manœuvre d’un Baptiste inspiré qui le long de la ligne de sortie de but, arrivait à glisser la balle à Val qui marquait un but plein d’autorité !!! C’est à partir de ce moment- là que j’ai commencé à perdre le fil de l’ordre de l’ensemble des buts (c’était un tel festival)….

Au bout de 10mn, nous menions 3 à 0…..C’est alors que Morgane se proposa de défendre les buts adversaires…. L’HSCSM passait donc en infériorité numérique 9 contre 10….. Vous me suivez toujours….En effet, magnanimes, nous tournions avec un remplaçant après l’arrivée de Benoit!!!!

Et c’est à ce moment-là que Benj (jouant pour le Stade, tout en arbitrant) se faufilait au milieu de la défense des blancs et arrivait à décocher un tir qui, malgré une glissade dont Brice à le secret, entrait de justesse dans les buts !! 3-1.

Nous repartîmes de plus belle , et sur une nouvelle très belle action, Brice passa en profondeur sur un Alexis très en jambes (si si)… et GOOOOOOOOOAAAAAAL !!!!!!!! Suivi d’un autre but…. mu2legendzen Donc 5-1, puis Benj nous fit encore un numéro !!! Jill repoussa sur la ligne de façon spectaculaire… Malheureusement, Benj reprenait la balle et d’un tir intelligent (avec rebond ) et trompait votre serviteur !!!! 5-2 à la mi-temps

Après la pause nous décidâmes de jouer sans remplaçant…. Donc à 10 contre 10…… Et malgré une Morgane(toujours dans les buts du SF) en grande forme, nous enchaînâmes 5 buts…. L’histoire retiendra que le plus beau but aurait pu être 100% Lagrange avec une passe en shoot des 22 de Jill sur Manu dans le cercle qui plongeait pour dévier la balle…. mu legend zen for sale Malheureusement Morgane vigilante s’interposait !!!

Un très bon match de l’ensemble de l’équipe qui a su faire tourner la balle un coup à gauche avec Jill/Nico/Marion et Baptiste ou tantôt à droite avec Marion/Manu et Bérangère. Parfois par le milieu Nico/Alexis/Brice et Benoit …….De très beaux enchaînements qui, sans une Morgane de gala, auraient pu alourdir le score !

Voici donc les noms des buteurs :

Valérie 2

Marion 3 (dont un après une passe de Baptiste)

Benoît 2 (dont un très beau en tête de cercle après une passe en retrait de Manu…et malgré une Morgane qui touche la balle du bout des gants)

Nico 1 (plein de maîtrise à la suite d’un contre très bien joué)

Alexis 1 (je crois qu’il dormira bien ce soir après ses nombreuses courses)

Manu 1 (but accrocheur et sur un deuxième plongeon….Brice n’a qu’à bien se tenir)

Et notre meilleure gâchette Benj qui marqua les 2 buts du Stade Français….

La Une prend la tête!!!

Chers lecteurs, vous qui partagez la vie, l’intimité même, de notre équipe fanion depuis le début de la saison, vous méritez de connaître les circonstances parfois folkloriques, parfois dramatiques, qui nous permettent de vous rendre compte des exploits de nos joueurs semaine après semaine. Et cette semaine entre toutes va, nous n’en doutons pas, vous ébahir car ce n’est pas une première française, ni une première européenne, encore moins une première mondiale, toujours pas une première galactique, mais bel et bien une première universelle que nous nous apprêtons à vous offrir!

Après vous avoir infligé des résumés issus de mon expérience (parfois douloureuse) sur le terrain, après vous avoir affligé avec mes élucubrations (parfois douteuses) de spectateur impuissant sur sa ligne de touche, je vais vous fliger tout court avec le premier résumé d’un match dont je ne connais que le résultat et les buteurs!!!! Pour des raisons indépendantes de ma bonne volonté, j’étais en effet retenu loin de ce match (au Carrousel du Louvre, en fait, oeuvrant à la réussite de l’exposition d’Elimo, peintre contemporaine de grand talent, star en devenir de l’expression artistique, et je ne dis pas çà parce que je partage sa vie!) et ne pouvais ni jouer ni admirer le jeu déployé.

Vous l’aurez compris, dans les lignes qui suivront, le vrai se mêlera au faux et seule votre sagacité vous permettra de deviner quels éléments m’ont effectivement été rapportés et lesquels ont été imaginés. Par exemple, si j’écris « Dada marqua d’un superbe shoot de revers », vous me dîtes: « Faux!!! Il ne sait pas tirer en revers!!!!! » Vous aurez parfaitement raison, mais celle-ci était facile…

Nous voici donc sur les gradins du stade Marin de Saint-Maur, 3ème étage, tribune centrale, au sein des « Teckels Saint-Mauriens », le groupe de supporters le plus hargneux et le plus enthousiaste de notre club, pour ce qui constitue un nouveau choc de notre championnat de Nationale 3. Face à face, deux équipes n’ayant jusque là connue que la victoire. Deux collectifs ayant enchaîné les résultats positifs, voire flamboyants. Deux philosophies de jeu. Des joueurs très expérimentés, de jeunes pousses prometteuses… Rarement les vingt huit mille spectateurs présents dans l’enceinte saint-Maurienne n’avaient eu autant de raisons d’attendre impatiemment un match.

Le coup d’envoi était donné par des Rouennais chamarrés, voire bariolés, qui allaient aussitôt faire parler leur technique en faisant tourner la balle. Nos représentants exerçaient un pressing de bon aloi (je crois que c’est la première fois que l’on qualifie un pressing de « de bon aloi », seconde première universelle!) qui gênait fortement la construction rouennaise. Sur une interception de Steve au milieu de terrain, la balle circulait rapidement entre nos lignes et gauche à droite, puis à nouveau à gauche, et encore à droite, avant de repartir à gauche, puis à droite… Et alors que la moitié de l’équipe rouennaise se plaignait d’un bien légitime mal de mer, les Saint-Mauriens lançaient une première torpille par Cyril qui échouait sur le gardien adverse. C’est donc à un premier quart-temps d’observation inquiète que se livraient les deux équipes, cherchant fébrilement la faille potentielle, le manqué fatal, l’imprécision catastrophique, le maillon faible à presser… Les Rouennais n’en avaient guère, les Saint-Mauriens n’en avaient pas. 0-0 après les dix-sept premières minutes.

La technique allait parler en second quart-temps avec une sublime séquence de passes en jongles entre David, Alex et Daniel au milieu du terrain, geste technique longuement travaillé à l’entraînement, mais qui allait échouer en raison de l’absence sur le terrain du petit tuyau dans lequel faire passer la balle… Sur le contre que s’en suivait, Greg allait pouvoir faire la démonstration de sa très bonne entente avec le cadre de ses buts puisqu’une frappe rouennaise ricochait d’abord sur son montant droit, longeait paresseusement la ligne de but, sautillait sur un gravillon au moment où un Rouennais tentait de la pousser, heurtait le second montant à sa base, remontait le long du poteau dans un effort louable, frappait la transversale, rebondissait sur le casque d’un Greg aux abois, était reprise de volée par un attaquant adverse droit vers la lucarne et ne sortait finalement du but que par la grâce du positionnement heureux de « Titine », la crosse de Lucas qu’il bichonne, ponce, oint, repeint, décore et laque avec attention entre chaque match. Ouf! C’était passé près!

C’est enfin à l’attaque du troisième quart-temps que le tableau des scores allait évoluer, dans ce qui restera dans l’histoire du hockey sur gazon comme « the incredible Rouen’s coup de mou ». En l’espace de six minutes, les attaquants bleus multipliaient les phases offensives, provoquaient une multitude de petits corners et infligeaient aux visiteurs une claque retentissante dont ils ne devaient jamais se remettre. Dan en déviation et Steve avec adresse transformaient ces phases de jeu dont la maîtrise est indispensable dans le hockey moderne. Mais surtout, surtout… Le but venu d’ailleurs, la fabuleuse inspiration qui devait illuminer le match et laisser des étoiles dans les yeux de tous les spectateurs… David, Dada, Dadinho pourrait-on dire à présent, lançait plein axe un scoop qui parcourait la distance entre le point de penalty de la surface saint-Maurienne et l’entrée de la surface rouennaise… Soixante-cinq mètres et trois secondes vingt-deux centièmes de vol en réalité, une éternité pour tous ceux qui le virent… Le scoop donc trouvait à sa tombée un Daniel, Dan, Gilbert retiendra-ton, qui bien que parti après la balle de sa propre ligne de but, parvenait à s’arracher et à couvrir la distance dans le même temps. Hélas, malgré cet effort surhumain, il allait arriver trop tard, il tendait sa crosse vers le ciel, fermait les yeux, sautait par dessus le gardien et dans une extension digne d’Olivier Aton (vous chercherez…) parvenait à dévier la balle vers Quentin, nouvelle recrue du club, qui se retrouvait en position idéale, seul face au but, à douze centimètres de la ligne, et voyait son tir finir dans la planche. La foule estomaquée ne réagissait pas tout de suite mais la clameur qui suivit ce but s’entendit, paraît-il, jusqu’à Vincennes.

Inutile dès lors de vous conter la fin du match, qui devait nous permettre de conserver cet avantage de trois buts. Le HSCSM poursuit sa marche victorieuse et prend la tête du championnat!!!!
Où s’arrêteront-ils, me demandez-vous? Nul ne le sait mais nous espérons tous qu’ils nous reviendront de la trêve de la Toussaint affutés et prêts pour de nouveaux exploits!

Le soleil avait rendez-vous avec la une!

Nous partîmes quatre de Saint-Maur en ce beau dimanche matin et par un prompt renfort nous retrouvâmes quinze sur le terrain de Villiers le bel.

Connaissez-vous le terrain de Villiers? Imaginez un pré synthétique vert sur lequel ont été saupoudrées des millions de petites billes plastiques noires. Assez agréable à jouer même si les rebonds sont plutôt aléatoires et que la balle se retrouve parfois transformée en superballe rebondissante.

Le match commençait presque dans les temps et avec deux arbitres de niveau international, qui composèrent une paire mixte franco-espagnole de fort bonne tenue.

Le premier but venait assez rapidement dans le match avec une bonne frappe de Benj en entrée de zone magnifiquement repoussée dans un premier temps sur Christo qui faisait à nouveau parler sa classe et son élégance: « Tudieu ami casqué! Il apparaît clairement que vous ne souhaitiez pas conserver le bénéfice de cette sphère polissonne, puisque vous me la renvoyâtes (ndlr: oui, renvoyâtes, j’ai vérifié). Permettez donc que je la reprenne de volée afin de la faire passer au-delà de la ligne de but et entre vos deux poteaux, action qui marquera l’ouverture du score pour mon équipe, je vous en remercie. »

Les Beauvillésois ne restaient pas inactifs mais ne pouvaient totalement développer leur jeu, empêchés par notre duo de demis défensifs. Ils parvenaient pourtant à lancer quelques missiles à l’intérieur de notre zone. Les reprises consécutives à ces incursions auraient pu se transformer en buts opportunistes sans les bonnes inspirations de Greg, tellement fier d’arborer son nouveau sac gardien n’avait pas hésité à lui promettre, les yeux dans la fermeture éclair, qu’il lui ramènerait une clean sheet en ce jour.

C’est alors (la dramaturgie va atteindre un sommet rarement vu dans l’histoire de ces commentaires, aussi demanderai-je au lecteur attentif bien que parfois goguenard, un effort supplémentaire de concentration) qu’en plusieurs occasions, les astres, le sol, le gardien et nos milieux de terrain allaient devenir les protagonistes d’un évènement aussi rare qu’exceptionnel, aussi distrayant pour le spectateur que destructeur pour votre serviteur.

Qui a dit « Quoi? Encore lui?! » ? C’était au troisième rang à gauche… Mais que voulez-vous que je vous dise? Les beaux buts, les actions limpides, les interceptions opportunes, les arrêts décisifs sont pour les joueurs ayant un passé de hockeyeur, voir un passif, et un talent indéniable. Que reste-t-il aux débutants lents, vieux et malhabiles? Les actions improbables, les coups du sort, les bizarreries de la crosse et les rebonds impossibles…

Or donc, alors que je venais de rentrer en jeu, la balle arrivait côté droit sur Daniel qui parvenait à déborder et à placer un centre ricochant dont la trajectoire devait sans conteste faire l’objet d’une reprise au premier poteau. Joignant le geste à la réflexion, je prenais de vitesse mon défenseur et me jetais sur la balle avec les intentions offensives les plus pures: marquer, marquer, marquer. Hélas! La désynchronisation entre la balle et ma crosse, qui n’avaient pas encore été présentées, aboutissait à ce qu’il est convenu d’appeler dans le jargon sportif en général et hockeyeur en particulier, une énorme cagade.

Quelques minutes plus tard, alors que les appels sur les côtés se multipliaient et mon endurance déclinait, une contre attaque menée pour une fois plein axe aboutissait à une belle passe en profondeur sur laquelle je me jetais avidement. Lancé à pleine vitesse (qui a rigolé?), les yeux rivés sur la balle qui cahotait entre les billes de plastique, la crosse tendue en avant telle l’éperon d’une trirème lancée à pleine vitesse, je ne distinguais pas la menace grandissante qui venait à ma rencontre. Une fraction de seconde après que ma crosse avait touché la balle, je me retrouvais sans comprendre pourquoi dans une position que les plus grands physiciens auraient considérés comme gravitationnellement anormale. La figure imposée qui m’était proposée n’avait rien du double axel ou de la triple boucle piquée: c’était un soleil, un vrai! Ou plutôt, un demi-soleil… Car il ne faut pas s’y tromper, nul ne trompe longtemps les principes physiques régissant l’univers. Surtout pas un objet volant sans aile non motorisé qu’un quintal! La gravité a donc repris ses droits, le sol s’est rapproché, et paf… L’Observatoire de surveillance de l’activité sismique en Île-de-France ne manquera pas de signaler dans la semaine qu’une secousse d’amplitude 5,3 a été ressentie de Versailles à Beauvais et de Melun à Chatou, vous savez maintenant quelle en est la cause.

Je sus par la suite que le gardien emporté par l’élan de sa sortie avait percuté mes jambes et que j’étais retombé plutôt lourdement (qualificatif que je trouve personnellement assez sévère) sur la hanche droite et avec le coude dans le plexus. Douleur fulgurante, souffle coupé mais… petit corner!Ce dernier était parfaitement exploité par Alex qui en en deux temps et trois mouvements parvenait à tromper le découpeur en chef de l’équipe adverse (même si le geste était dans le mouvement et donc finalement exécuté sans intention de nuire). 2-0 pour Saint-Maur!

Villiers accusait le coup en seconde mi-temps obligés de jouer à 10 suite à la défection de l’un des leurs, terrassé par des douleurs abdominales. Nous ne parvenions toutefois pas à développer notre jeu aussi efficacement qu’en première période et devions attendre la fin du match pour retrouver Benj et Christo dans une situation quasi similaire à celle du début de match. Cette fois-ci, Christo frappait sur le gardien et Benj reprenait d’un splendide tir cranté que le gardien beauvillésois ne parvenait à négocier.

Le tir cranté? C’est une spécialité 100% Hardy car ardue. La balle part à l’horizontale sur quelques centimètres, s’élève ou s’abaisse soudainement  selon une trajectoire verticale de quelques centimètres, puis reprend sa course horizontale avant d’obliquer à nouveau verticalement et ainsi de suite jusqu’à ce qu’elle rencontre un obstacle, généralement la planche ou le filet du but.

3-0 pour Saint-Maur, score et victoire qui étaient entérinés quelques instants plus tard par le coup de sifflet ibère libérateur.

Et de cinq! Faudra-t-il que les supporters saint-mauriens utilisent les doigts de leur autre main pour compter les victoires de leur équipe? Le cratère du terrain de Villiers le bel pourra-t-il être réparé?

Autant de questions légitimes auxquelles vous trouverez une réponse en venant voir le match de vos joueurs favoris dimanche prochain au stade Marin!

 

Quatre à la suite pour l’équipe 1!!!

Quel bel après-midi de hockey que celui que nous vécûmes ce dimanche 9 octobre à Saint-Maur des Fossés!

Ciel azur, température agréablement tempérée, arbitres présents et protagonistes en forme… Que demander de plus? Eh bien je vous le dis: jouer! Car, chers lecteurs (oui, j’ose le pluriel dans l’espoir d’être lu par au moins deux personnes, même si c’est par accident), le compte-rendu que je m’apprête à faire n’est qu’un compte-rendu indirect. Je ne pourrai vous parler de l’ambiance musquée des vestiaires, des causeries pleines d’emphase, des mots doux échangés dans le dos des arbitres bref, de l’essence même de la partie qui, je le sais, vous passionne. La faute à une vilaine blessure qui me força à me rendre au stade Marin dans ma chaise à porteurs présidentielle de fonction.

Et nous commencerons ce résumé par une mise au point que l’honnêteté et la transparence nous obligent à faire. Vous vous en souvenez, nous avions quitté David à Mer dans un rare moment de communion avec l’Olympe lors de son but en shoot revers, pour sa 1570ème tentative. Las! Le shoot en question n’était pas en revers et l’attitude enthousiaste de David n’était pas motivée par l’apaisement de son âme torturée mais par le simple bonheur d’avoir inscrit un but. Dada reste donc sur sa série en cours de 1569 shoots en revers sans succès. La vérité y gagne ce que le poète y perd, à regret.

Parlons à présent d’Orléans, car c’est bien Orléans qui nous visitait ce dimanche, humblement mais résolument, consciente de la hauteur de la montagne à gravir mais confiante en ses qualités. Désignée comme l’une des équipes favorites de notre championnat, elle espérait repartir de Saint-Maur avec un résultat au moins aussi favorable que celui de la saison dernière (1-1, nos fans attentifs s’en souviendront).

Rouge fût leur couleur, de bout en bout: maillots rouges en début de partie, joues rouges et essoufflées durant une bonne partie de la rencontre, front et oreilles rouges de frustration en fin de match. Notons en outre que, vu du bord du terrain, tous leurs joueurs orléanais semblaient s’appeler Pedro. Ce n’est pas une, ni deux, ni cent fois mais au moins mille (on me souffle 1235 fois, le chiffre reste sujet à caution) que nous entendîmes des « Bien, Pedro! », des « Reviens, Pedro! », des « Plus au centre, Pedro! »…

La partie fût globalement bien maîtrisée par Saint-Maur qui parvint à marquer deux buts splendides, à se procurer un bonne dizaine d’occasions très franches et à bien contrôler défensivement ses adversaires (à l’exception de deux occasions…).

Le premier but saint-maurien est à mettre au crédit d’un Daniel virevoltant. La balle circulait bien entre nos joueurs, Pedro ne parvenant pas à l’intercepter, et arrivait sur le côté gauche du terrain jusqu’à Daniel qui d’un contrôle parfaitement orienté éliminait Pedro et Pedro et se mettait en position de tir désaxée sur la gauche. Il tenta alors un shoot revers (celui que David aimerait réussir…) puissant qui finit sa course dans la lucarne du but orléanais. Notons que la balle manqua de peu la tête de Pedro, malencontreusement positionné sur la trajectoire du shoot et qui dût la rentrer entre ses épaules hâtivement. Incapable de la ressortir tout de suite, il devait céder sa place, battant frénétiquement des mains devant lui.

S’en suivit une longue période de domination de notre équipe, enthousiasmante (notre équipe, pas la domination) mais stérile (la domination, pas notre équipe), où nous pûmes toutefois apprécier la belle maîtrise technique de nos représentants. Seul événement notable, le « POP » qui indiquait à l’assistance inquiète que la tête de Pedro avait pu retrouver sa place au-dessus de ses épaules (nous remercions à cette occasion les services techniques de la ville pour leur prompte réaction).

Comme l’on pouvait s’en douter, cette domination sans marquer donnait lieu en fin de première période à une série de petits corners pour Orléans qui firent peser un véritable danger sur le but saint-maurien, le shoot de Pedro n’étant détourné par Greg qu’in extremis.

Dès le début de seconde période, Saint-Maur enfonça le clou grâce à une action limpide, à mi-hauteur et en une touche de balle qui permettait à David, d’une reprise de volée légèrement lobée plein axe de tromper la vigilance de Pedro.

Dès lors, votre serviteur fût accaparé par la gestion d’une progéniture remuante et phoniquement perturbante. J’admets n’avoir pas vu le but marqué par les rouges orléanais mais je peux toutefois avancer sans grand risque d’erreur qu’il fût marqué par Pedro, sur une belle passe de Pedro.

2-1 pour Saint-Maur au final, au terme d’une rencontre disputée dans un excellent esprit et où nous pouvons féliciter tant nos joueurs que nos amis orléanais.
Quatre victoires de rang pour Saint-Maur, qui poursuit son bonhomme de chemin!

La 1 en classe de Mer!

En ce début de semaine, le coach de l’équipe 1 a vendu du rêve à ses joueurs, enfin, surtout à ses joueurs néophytes.

– « Mes garçons, ce week-end, nous allons à Mer!.

-C’est où, coach?

-Au sud d’Orléans, c’est assez loin. »

Tous les éléments du quiproquo étaient posés. Car cher lecteur et supporter, si l’on te dit dans la même phrase les mots « mer », « sud » et « loin », ne penses-tu pas immédiatement aux plages de sable blanc, à l’eau bleue méditerranéenne ou caraïbe, aux bikinis et au chant des cigales?

Eh bien moi si. Et notre arrivée en la bourgade de Mer, ville sans doute charmante mais qui a pour plages les immenses champs de blé de la Beauce, pour eau bleue les méandres verts de la Loire, pour bikinis les vestes molletonnées qui siéent parfaitement au climat continental du centre de la France et pour cigales les corneilles et corbeaux qui cherchent les charognes de campagnols et autres musaraignes éparpillées dans les champs sus-nommés, fût un coup terrible porté à mon moral et à mon enthousiasme.

L’équipe locale nous réservait toutefois un accueil plus que chaleureux qui trouvera son apogée dans le partage d’un punch qui nous a momentanément transporté sous des latitudes plus clémentes. Mais je brule les étapes, parlons du match.

Ce dernier commençait bizarrement pour notre équipe qui ne parvenait pas, lors des premières minutes à passer la ligne médiane de façon ordonnée. La faute à un attaquant qui traînait son envie de mer, de vraie mer s’entend, et qui se retrouvait systématiquement à l’opposée du jeu, donc inutile. Les milieux parvenaient toutefois à planter quelques banderilles qui faisaient briller le gardien adverse.

Notre sagace entraîneur, voyant la détresse manifeste de sa ligne d’attaque, décide d’en changer la pointe. La rentrée de Christo allait changer la physionomie du match et donner une leçon de placement au jeune buteur que je suis. A mes démarrages de tracteur poussif, à mon envie de faire rentrer dans le but la balle, l’équipe adverse et la plupart des spectateurs et à mon placement disons… approximatif, succédaient l’à-propos, l’élégance, l’économie de gestes et d’énergie d’un Christo en grande forme. Imaginez un échassier avançant gracieusement dans un étang, l’œil à la recherche de la moindre proie, une patte après l’autre sans déranger les nénuphars et capable, après plusieurs minutes d’une immobilité parfaite, de fondre sur son objectif avec la vitesse et la précision d’un faucon…

Pratiquement dès sa rentrée, Christo héritait d’une balle dans la surface adverse et se présentait cordialement face au gardien. Cordialement car ce face-face fut l’occasion d’un magnifique échange de politesses entre les deux protagonistes. Tout commençait avec un tir un peu mou de Christo sur le gardien de but…

– « Cher ami gardien, je ressens là ton désarroi de te trouver en position si défavorable. Permets-moi d’alléger ton angoisse en poussant la balle dans tes guêtres de façon à ce que tu puisses, sans trembler, la repousser sur le côté.

– Voilà qui est fort urbain! Dans ces conditions, je laisserai la balle à ta portée afin que tu puisses la reprendre et me contourner avec tact et délicatesse.

– Je t’en remercie et ne supporterais pas de te décevoir. Vois comme j’exécute à la lettre tes consignes afin de glisser la balle dans le but que tu as laissé vide.

– Ce n’est que justice, tu fus fort aimable

– A très bientôt alors! »

1-0 pour Saint-Maur!

Mer commençait alors à pousser pour revenir et multipliait en second quart-temps les occasions devant notre but, nous laissant l’inconfortable option d’opérer par contres. Sur l’un d’entre eux, Yann, après avoir dribblé la moitié de l’équipe adverse sur le flanc droit et feinté le gardien, manquait d’un rien le cadre. Sur une autre, David, au bout d’une superbe percée, manquait son shoot en revers et hurlait sa rage à la face des cieux, les pointant du doigt et promettant  d’inscrire un revers dans ce match. L’éclair et le tonnerre qui suivirent cet éclat faisaient rentrer la partie dans une dimension surnaturelle.

Malheureusement, les joueurs de Mer allaient les premiers profiter de l’arrivée des esprits dans cette partie. Sur un cafouillage anodin dans notre surface, un attaquant de Mer réussissait une reprise venue d’ailleurs qui, s’enflammant, transperçait le gant de notre gardien incrédule et finissait sa course dans le but.

1-1 à la mi-temps.

Le troisième quart-temps démarrait pour nous de la meilleure des manières. Sur un petit corner, la balle était poussée dans la surface et semblait vouée à être dégagée quand soudain surgit Papy qui d’une déviation pleine de maîtrise faisait entrer la balle dans le but sous l’œil médusé d’un gardien interdit.

2-1 pour Saint-Maur!

Physiquement et techniquement, cette période était à notre avantage. Christo, qui refaisait son apparition en pointe, allait encore démontrer la justesse de son jeu et l’emprise qu’il avait sur la ligne défensive. Sur une balle forte envoyée vers les buts de Mer de l’extérieur de la zone, la balle ricochait sur plusieurs défenseurs avant d’arriver sur Christo qui manquait sa reprise et ne cadrait pas son tir.

-« Fichtre!, s’écriait-il, Cette balle m’a traîtreusement trompée. Elle eut dû se diriger vers le but et non vers l’extérieur! »

Sa détresse était immédiatement comprise par l’un des défenseurs de Mer.

 » N’ait crainte, ami saint-maurien! Ton courrou et ta déception sont forts légitimes et je ne supporterai pas que tu souffres d’une telle injustice! Vois comme je rectifie la course de cette vile sphère afin qu’elle atteigne ton objectif! »

Et 3-1 pour Saint-Maur!

La pression continuait à augmenter pour les joueurs de Mer qui voyaient, l’une après l’autre, les vagues (oui, bon, vague, mer… il fallait bien que çà sorte à un moment ou à un autre…) saint-mauriennes échouer dans leur surface. Tirant enfin profit des enseignements de Christo, JB parvenait à se retrouver en position favorable à plusieurs reprises. Si l’une aboutit à un malheureux contrôle raté, les autres étaient plus probantes: une reprise en raclette dos au but qui frôlait le poteau adverse à mi-hauteur, une reprise sortie de justesse par le gardien suite à une course folle et à un centre de Benj côté droit… Et enfin une reprise avortée en shoot coup droit à cause de l’intervention d’un David tellement concentré sur son objectif du jour qu’il tentait encore en vain un shoot revers en bout de course (promis c’est la dernière fois que je centre le récit sur moi!!!).

Ce n’était pour David que partie remise puisqu’il parvenait enfin au début du quatrième quart-temps, et après 1549 tentatives infructueuses depuis le début de sa carrière, à marquer d’un tir en revers. Il pouvait enfin regarder les cieux, apaisé et digne, drapé de l’aura de celui qui a accompli sa destinée.

4-1 pour Saint-Maur.

La fin de match restait globalement dominée par des Saint-Mauriens sûrs de leur force. Nico, arrière droit depuis la sortie de Gonzague dont la main avait une fois de plus été maltraitée par les crosses adverses, offrait une démonstration de vitesse à un attaquant de Mer incrédule. Notons que Mer réussissait sur un petit corner finement joué à réduire le score mais l’essentiel était assuré.

Victoire 4-2 pour Saint-Maur!!!

La suite de ce déplacement fut l’occasion de goûter diverses spécialités locales comme le punch, le Saint-Nicolas de Bourgueil, les ravioles de homard et le crumble aux pommes. Toute l’équipe (ou presque) avait en effet choisi de prolonger la soirée dans une auberge proche du stade, les 3 maillets, où nous pûmes laisser libre court à notre satisfaction.

Rendez-vous dans 15 jours pour un gros match à domicile face à Orléans!