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Le nouveau conseil d’administration est arrivé!

Chers amis, chers adhérents,

C’est l’été, la période des plages bondées, de la montagne harcelée et de Paris libérée. C’est aussi la période de l’assemblée générale du club, assemblée qui a cette année apporté quelques changements à l’organigramme.

Avant de vous dévoiler les noms des heureux élus aux diverses fonctions assurant la bonne marche de notre association, je me risque à quelques rappels estivaux d’usage:
– amusez-vous,
– reposez-vous un peu,
– pensez à préparer physiquement la prochaine saison qui commencera pour notre équipe 1 dès le 10 septembre par un match contre les vice-champions de N2 de la saison précédente. Autant dire un gros morceau!
– renouvellez rapidement vos inscriptions, le club en a besoin avant le 31 juillet pour justifier son inscription en championnat de N2 gazon!!!!!

Place à présent aux résultats des élections.

Sont élus membres du conseil d’administration du club:
– Grégoire Blanchet,
– Emmanuel Gilbert,
– Eric Goedertier,
– Benjamin Hardy,
– Jill Lagrange,
– Louis-Emmanuel Lagrange,
– Alexis Mlynarz,
– Elvire Rouillon,
– Michaela Roux.

Sont élus membres du conseil d’administration et membres du bureau du club:
– Nicolas Stab – Président
– Jean-Yves Sansac – Trésorier
– Gaëlle Excellent – Vice-Présidente
– Carole Stab – Secrétaire
– Jean-Baptiste Morel – Plume

Tous nos remerciements vont à tous ceux qui, soit pour la première fois, soit pour la xième fois, s’engagent pour le club!

Et pendant que la Une perd à Orléans…

Chères familles de hockeyeurs et de hockeyeuses, notre résumé de match sera pour vous cette semaine. Pour vous qui subissez notre calendrier, pour vous qui n’en pouvez plus de voir revenir vos compagnes et compagnons dans tous les états possibles et imaginables. Pour vous qui en êtes réduits à prier tous les dieux le dimanche matin dans l’espoir que votre sportif (enfin, c’est ce qu’il dit…) ramène enfin une victoire et un sourire à la maison. Pour vous qui faites les plus grands sacrifices. Pour vous, avec tous nos remerciements!

Notre équipe 1 jouait ce week-end à Orléans.

Samedi, 22h50: « A Orléans??? » Vous l’aviez oublié et aviez convié l’ensemble de ses amis le dimanche à midi pour faire un barbecue surprise rien que pour votre hockeyeur. Certains avaient pris l’avion, étaient venus de très loin. Vous aviez tout prévu: animations, traiteur, son groupe de musique traditionnelle tadjik favori (encore un truc qu’il ne vous avait pas tout de suite annoncé et que vous avez découvert en aménageant avec lui) et même, en petit cadeau, une énième crosse de hockey car vous avez compris depuis bien longtemps que les montres (sauf si c’est un chronomètre pour les entraînements de hockey), voyages (sauf si c’est pour aller à la Worldleague de hockey) ou autres dîners (sauf si c’est avec ses potes du hockey) ne lui mettraient jamais des étoiles dans les yeux.
Ils jouent donc à Orléans, à 11h. Et là, votre esprit aiguisé se livre à un calcul rapide: 11h, donc rendez-vous sur place 1h30 avant, 1h30 de trajet car il faut prévoir large. Cà veut dire rendez-vous à Rabelais à 7h45. Le temps de se lever, de préparer en catastrophe son sac qu’il n’a pas eu la prévoyance de faire la veille… Vous vous rendez compte avec effroi que votre dimanche matin va commencer à 6h et que quand il partira, pressé et déjà stressé, il va probablement claquer la porte et réveiller dans les cris et les larmes vos deux enfants, votre chat et votre perroquet. Et probablement vous laisser sans voiture puisque c’est loin Orléans et que, lui, il a cinq places.
C’est avec un « C’est vrai! J’espère que tu t’amuseras bien! » que vous accueillez la nouvelle en notant mentalement de verser un tube de laxatif dans sa prochaine bière qu’il sirotera en rentrant le soir « parce que la journée a été longue et éprouvante ».

Dimanche, 6h45: la petite Mathilde est enfin calmée mais refuse de lâcher vos bras. Le grand Philibert, auquel son papa avait promis un tour sur les bords de Marne en vélo, s’est enfermé dans sa chambre et, en passant dans le salon, vous apercevez Méphisto, votre charmant chat-sphynx (un cadeau de sa mère), qui a découvert le code du cadenas de la volière du perroquet.

Dimanche, 7h00: vous avez sorti le chat de la volière, mis un cadenas à clé (en espérant que votre monte-en-l’air de chat n’utilisera pas l’une de ses griffes pour le crocheter), soigné les griffures que le charmant animal, réfractaire à l’idée de perdre ainsi son petit déjeuner, vous a faites sur les avant-bras. Votre cadette est prostrée dans un coin de la salle de bain, se balançant d’avant en arrière en rebouclant sur les images de Méphisto, toutes griffes et dents dehors, feulant et luttant pour ne pas sortir de la cage. Le grand sort de sa chambre en trombe en hurlant « J’AI FAIIIIIIIM!!!!! »

Dimanche, 7h30: Vos enfants ont fini de déjeuner. Vous les douchez et les habillez, vous leur mettez le DVD de la « Reine des neiges ». Mathilde est ravie. Philibert vous accuse de favoritisme car lui voulait voir « Les scarabées mutants contre-attaquent les zombies nudistes ». Il retourne s’enfermer dans sa chambre en criant « J’TE DETESTE!!!! ».

Dimanche, 7h50: Vous êtes sous la douche à votre tour lorsque le téléphone sonne. Vous criez à Philibert d’aller répondre. Et il vous répond: « Non! » Vous sortez donc en hâte de la douche, vous enroulez dans une serviette, glissez, vous rattrapez au mitigeur qui s’incline tout à coup selon un angle improbable. Traversez en courant l’appartement et décrochez votre téléphone: « Mon amour? Tout va bien? Tu as l’air un peu essoufflée? Juste pour te dire qu’on est parti avec cinq minutes de retard, Gonzo était encore à la bourre… Voilà, bonne journée! Tuuut-tuuut-tuuut ». Vous poussez un soupir et retournez à la salle de bains où vous êtes accueillie par des gerbes d’eau. L’angle improbable du mitigeur s’est transformé en trou béant par lequel des cataractes jaillissent et menacent de transformer votre appartement en piscine olympique. Vous enlevez votre serviette, la placez sur la fuite et fermez la cabine de douche. Vous vous re-séchez en catastrophe et repiquez un sprint vers les toilettes où se trouvent les arrivées d’eau de l’appartement. Coupure de l’eau chaude, fin de la fuite.

Dimanche, 8h50: Enfin habillée, vous avez fait l’impasse sur le maquillage. Vous commencez à décommander les invités du barbecue surprise. Alors que vous êtes en pleine négociation avec le traiteur sur l’application des pénalités d’annulation. Mathilde dont le film est fini vous saute au cou en criant dans vos oreilles: « Libéréééééééééééééééééééééééééée, délivréééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééée! » Vous vous dégagez, Mathilde tombe à plat ventre nez-à-nez avec Méphisto. Les deux, surpris, fuient dans des coins opposés de l’appartement, l’un en feulant, l’autre en larmes.

Dimanche, 9h: Mathilde est à nouveau calmée. Vous vous fichez bien de ce qu’il a pu arriver au chat. Vous appelez Philibert pour ses devoirs (que son père a oublié de lui faire faire la veille) et installez des dessins pour Mathilde à côté en leur demandant de rester calme 10 minutes, le temps d’appeler un plombier.

Dimanche, 9h20, après 15 minutes d’attente, une standardiste vous informe que les réparations sont forfaitaires le dimanche. Si c’est une grosse réparation, avec le déplacement, c’est 600 euros. Pour une petite réparation, c’est 590 euros. Vous demandez à réfléchir et raccrochez, dépitée.

Dimanche, 9h30: Le réveil matin se met à sonner en mode alarme avec un buzzer surpuissant. Vous appuyez sur le bouton dédié à l’extinction du maudit appareil. Il continue de buzzer. Vous essayez les autres boutons. Il continue de buzzer. Vous tapez dessus. Il continue de buzzer. Vous le débranchez. Il continue de buzzer. Vos voisins commencent à taper à la cloison. Il continue de buzzer. Vous le mettez sous les oreillers et partez à la recherche du mode d’emploi.

Dimanche 10h00: Vous avez retrouvé le mode d’emploi du réveil matin, non pas avec les autres modes d’emploi, comme de juste, mais là où votre homme l’avait rangé, c’est à dire dans la poche intérieure de son très vieux sac de hockey, lui-même caché sous une pile de vieilles chaussures de hockey au fond du placard de la salle de bain. En l’ouvrant, vous vous rendez compte que ce sont les pages en hongrois, roumain, letton et islandais. Vous parlez huit langues couramment, mais pas celles-là. Dommage. Le réveil glisse le long de la colonne vide-ordure et s’écrase brutalement huit mètres plus bas. Il ne buzze plus.

Dimanche, 10h20: En regardant par la fenêtre de la cuisine, vous apercevez, incrédule, votre voiture sur le parking de l’immeuble. Le goujat n’est pas si goujat et a pensé à vous la laisser!!! Vous vous prenez d’un élan d’affection envers lui tel que vous n’en aviez pas éprouvé depuis longtemps. Vous repassez voir vos enfants qui viennent de terminer leurs activités et devoirs et vous leur dites que vous allez au parc faire de la trottinette. Hourra général.

Dimanche, 10h30: Tout le monde est prêt à partir. Vous prenez votre sac, les clés de la maison et… Mais où sont les clés de la voiture? Vous mettez tout le monde à contribution, y compris votre suppôt de Satan de chat.

Dimanche, 10h45: Vous appelez votre homme, en désespoir de cause. « Quoi? Je peux pas te parler longtemps, on est en plein échauffement et Nico s’énerve. Les clés de la voiture? Heuuuuuuuuuu… Ah! Elles sont dans mon sac. Non-non, mon sac de hockey. Avec moi, à Orléans. Oui, j’ai oublié de les ranger après l’entraînement de vendredi et hier on s’en est pas servi. Désolé. Bon, je file. Tuuut-tuuut-tuuut… » L’élan d’amour sus-nommé vient de disparaître.

Dimanche, 11h30: Philibert est parti jouer à la console dans sa chambre. Mathilde fait des perles chauffantes. Sonnette de la porte d’entrée. vous ouvrez et « Aaaaaaaaaaaaah!!!!!!! » Un grand bonhomme moustachu et patibulaire se tient devant vous. « Vous, pas avoir peur! Je, Khokir. Je venir pour fête musique tadjik. Je faire souvent cet effet-là. » Fichtre de nom de nom! Le musicien, vous l’aviez oublié. Et là, vous vous effondrez et racontez votre merveilleuse matinée à cet illustre inconnu. « Pas musique? Pas grave. Je pouvoir aider! Je, plombier avant à Douchanbé. Vous, donner trois minutes. Je, ranger violon et chercher outil dans voiture ».

Dimanche, 13h: Khokir a réparé la fuite pour 30 euros. Les enfants ont mangé. Mathilde est partie faire la sieste. Des copains de Philibert sont venus le chercher pour aller faire du vélo. Khokir est par ailleurs tombé amoureux de Méphisto que vous lui avez gracieusement cédé pour le remercier. Votre téléphone sonne. C’est votre homme qui va encore vous parler hockey. Vous ne répondez pas. Vous êtes bien.

Dimanche, 15h: Retour de votre homme inquiet puisque vous n’avez répondu à aucun de ses 8 coups de fil et 33 messages. Les enfants sont réveillés ou rentrés et souriants. Vous vous êtes reposée.

Dimanche, 18h: Malgré tous vos efforts, il vous a coincée et vient de passer deux heures à raconter le match, sirotant deux bières coup sur coup. Si vous avez bien suivi: défaite 1-2 à Orléans avec un but qui n’aurait pas dû compter. De toutes façons, JB fera un résumé mardi, votre seule lecture et moment d’agrément de la semaine. Il part faire une toute petite sieste parce qu’il est crevé. Vous vous dites que vous avez bien fait de mettre les laxatifs dans les deux bières.

Dimanche 21h30: Il se réveille. Vous avez nourri et couché les enfants, dîné seule avec un plateau repas, lancé et étendu une machine à laver le linge. « Ma chérie, tu sais, je fais mon possible pour que tu sois le moins embêtée par mes sorties hockey. J’espère que ce n’est pas trop lourd pour toi. Mais j’ai l’impression qu’aujourd’hui çà a été assez facile. »

Dimanche 21h31: Vous vous demandez combien de coups de crosse seraient nécessaires pour le réduire en poussière…

Dimanche, 21h32: « Heu, chérie… Il est où le chat? » puis « Oups! Il faut que j’aille aux toilettes!!!!! »

Dimanche, 21h32m30s: Vous souriez… Elle n’était pas si pourrie cette journée…

La Une reprend sa marche en avant!

C’est une journée estivale qui a accueilli sur la verte moquette du stade Marin de Saint-Maur la rencontre de la dernière journée de Nationale 3 de hockey-sur-gazon entre le HSCSM et Chartres. Dernière journée? La saison est finie? Je comprends votre effroi et peux dès à présent vous rassurer. Oui, c’est la dernière journée mais non, ce n’est pas le dernier match. Pour des raisons de calendrier, elle a été avancée aux vacances de printemps. Nous jouons donc la dernière journée alors qu’il restera encore trois matchs à faire. En d’autres termes, vous n’êtes pas encore débarrassés de moi. Qui a dit « Dommage… » ?

Saint-Maur avait à la fois tout à perdre et tout à gagner dans ce match. En cas de défaite, nous nous enfoncions dans le doute et permettions à Rouen d’avoir une porte ouverte pour un probable retour. En cas de victoire, nous nous envolions au classement et possédions une avance qui, sans être totalement définitive, nous rapprochait singulièrement de la première place finale.

Les hommes de Chartes arrivaient à 11 tout juste alors que nous étions en mesure d’aligner 13 joueurs pour ce match et que nous fêtions le retour de notre capitaine au centre de la défense. Et force était de constater que les fidèles de notre équipe ne pouvaient qu’être surpris par le visage affiché ce dimanche. Du 4-5-1 avec lequel nous avions fait la première partie de saison, nous passions à un 3-2-3-2. Les puristes chipoteront en disant que c’est un 3-5-2 déguisé. J’ai envie de leur dire que nous aurions aussi pu le considérer comme un 5-3-2 en phase défensive et un 3-1-4-2 en phase offensive, voire un 5-0-5 en fin de match avec la fatigue. L’essentiel est que çà fasse 10 (car un joueur est toujours compté à part: le gardien, qui ne bouge pas, ou peu, parce que s’il bouge plus, il se fait pourrir par l’entraîneur).

Bon, rien ne sert de ménager le suspense… Nous avons gagné, et bien gagné. Nous avons tremblé, deux fois. Mais surtout nous avons retrouvé un fond de jeu. Ce petit plus qui nous faisait marcher sur l’eau en début de saison et que nous avions perdu depuis mars.

Commençons par les moments de peur qui parcoururent nos rangs.
Pour le premier, nous sommes en première période. Le score est toujours de 0-0. Sur un énième scoop envoyé par la défense adverse, leur numéro 9 profite d’une double maladresse en réception pour filer en un contre un face à Cyril qui gardait nos buts. Il taquine la balle et tente une louche très inspirée qui s’élève, atteint l’apogée de sa parabole, redescend et fini par mourir juste derrière notre barre transversale. Pour le reste, ce fût une défense admirable.
Pour le second, nous menions déjà 2-0 et étions dans un temps si ce n’est faible à tout le moins plus facile. Nos joueurs s’arrêtaient signer des autographes au bas des tribunes, prenaient des selfies avec les supporters enthousiastes et survoltés lorsqu’un tir à bout portant oblige Cyril à une parade tout en réflexe du gant gauche. C’est à peine si les spectateurs virent bouger son bras. Un instant il n’était pas là, et l’instant d’après il était là. Ferme et décisif. Alors que la meute adverse se ruait pour reprendre la balle, il avançait son pied et dégageait définitivement sur sa gauche. La balle n’était pas encore sortie du terrain qu’il avait déjà repris sa position d’affût, tel un léopard guettant sa proie.

Et maintenant, nos buts. Et plus que nos buts, notre jeu.
Défensivement, ce fût magnifique. Jean-Mi a proprement écœuré à lui tout seul tous les joueurs de couloir de l’équipe adverse. Qui qu’ils proposent sur le côté droit de notre défense, ils se heurtaient invariablement à la crosse d’un Jean-Mi qui a sans doute joué là son meilleur match au poste de défenseur latéral. Au sol en l’air, à mi-hauteur, en anticipation, physiquement… Il a ruiné tous les espoirs adverses. Yann apportait sa sérénité et son impact alors que Gonzague couvrait le couloir gauche durant tout le match avec une envie rafraîchissante (bon sauf pour les joueurs qui sont venus le chercher à l’épaule et se sont retrouvés les dents plantées dans la moquette.
Nous avons retrouvé notre alternance de jeu fondé sur la construction basse, le passage par les côtés, les redoublements… Bien sûr, ce ne fût pas parfait tout le temps, nous avons encore eu des passes ratées. Mais l’exécution a globalement été très intéressante. Tant et si bien que ce sont trois buts qui vinrent sanctionner notre domination et que, une fois n’étant pas coutume, tous ces buts vinrent d’actions construites. Pour deux d’entre elles, elles partirent de la droite, repiquèrent vers le centre à l’entrée de la surface de but et finirent leur course dans la crosse d’un Benj ravi que les buts lui soient ainsi servis sur un plateau. Quentin d’abord, puis Dan, furent passeurs et montrèrent beaucoup de maîtrise et d’abnégation dans leurs montées. Le troisième était lié à une percée plein centre et à un échange d’amabilité entre David et Dan qui tiraient tous deux au même moment, Dada en coup droit et Dan en revers. L’histoire retiendra que c’est Dada qui a propulsé la balle au fond des buts.

3-0 donc et beaucoup de maîtrise malgré la fatigue et la chaleur, malgré les blessures. Une très beau match qui a sans aucun doute fait plaisir aux spectateurs venus nous voir. L’aventure continue!

La Une piégée en haute Mer!

Toutes les expériences sont paraît-il bonnes à prendre. Voilà ce que l’on dit généralement après un désastre pour minimiser les effets de la déconfiture. Un petit peu comme un rugbyman anglais tente d’expliquer la signification du mot fairplay à un français après lui avoir mis six essais et cinquante points dans la vue.
Bon, le désastre ne fût pas si désastreux, nous n’avons pas pris cinquante buts et les résultats des autres matchs nous ont été favorables mais… Que ce fut frustrant!

Saint-Maur accueillait le club de Mer ce week-end pour la suite du championnat de Nationale 3 gazon. Alors que nous aurions dû aborder sereinement cette rencontre, planait sur nous le fantôme de l’ombre d’un doute. Un murmure d’hésitation, la discrète odeur de la crainte. D’équipe conquérante, invaincue et invincible, nous sommes devenus un collectif à réaction. Capable du meilleur et aussitôt après du pire, du plus formidable exploit puis de la bêtise la plus improbable. Un peu comme si, après avoir marqué un but superbe, JB tentait pour le célébrer un double salto arrière tendu et se faisait une rupture des ligaments croisés à la réception… Bon l’exemple est mal choisi, on voit mal JB s’élever volontairement dans les airs pour un double salto… Comment çà on le voit pas non plus marquer un but? Vous êtes vexants…. Si, si.

A cet état d’esprit chaotique s’ajoutait une trouvaille technique. Nico, sentant sa défense en mal de Stab-ilité, se consacrait au jeu et laissait la gestion du banc à un novice improbable en la personne de JB (celui-là même qui ne sait ni sauter ni marquer). Christo était pour sa part venu avec son fan-club, aussi bruyant que tétanisant, nous le verrons par la suite.

Dès le début du match, l’on pouvait constater côté saint-maurien un forme d’apathie et de crispation. Les passes étaient molles, les courses poussives, le placement approximatif. Les Mérois de leur côté avaient une bien meilleure entame et imposaient un pressing haut et un défi physique important à leurs adversaires. Cette approche volontariste allait d’ailleurs être rapidement récompensée par un petit corner suivi d’un but. Hein? non, pas plus de détails. Ils ont marqué, ben ils ont marqué! On va pas s’étendre! Bon, 0-1.
Sur le banc, JB prenait ses marques en opérant 48 changements dans le quart-temps.

Ce but allait servir de coup de cravache au collectif saint-maurien qui prenait enfin le temps de poser son jeu et de développer ses actions. Cet état d’esprit plus conquérant allait permettre plusieurs entrées dans la surface de Mer et la mise en place de quelques belles séquences, notamment côté droit de notre attaque. Enfin, sur l’une d’entre elles, une balle saint-Maurienne trouvait un pied rouge et noir. Petit corner!
Les habitudes allaient alors reprendre leurs droits: Dan à la donne, Dada au blocage, Alex au push, Steve à la déviation… On ne dira pas que la donne de Dan était momolle (le doublement de la première syllabe est ici volontaire, le lecteur avisé et à présent habitué à la liberté lexicale de nos articles l’aura noté et apprécié, et insiste sur le qualificatif employé; ainsi, une donne momolle est une donne plus que molle, lente, presque soporifique, sans doute liée à l’écartement trop faible des pieds de Daniel lors de l’exécution du geste technique, écartement lui-même provoqué par un manque de souplesse avéré). On ne dira pas non plus que la montée de Mer a été ralentie par un enchevêtrement involontaire de jambes et de crosses. Le reste de l’action, en revanche, était imparable, et n’a d’ailleurs pas été paré. 1-1!
Les résultats semblaient proportionnels à l’activité du banc, avec 72 rotations lors de ce second quart-temps.

Le troisième quart-temps allait être de la même veine que le second. Saint-Maur poussait, contrôlait la balle au milieu. Enfin, au milieu gauche puisque le milieu droit était déserté par son joueur, parti à l’autre bout du terrain durant quatre bonnes minutes (on ne le citera pas, par pudeur et dans le but de préserver sa réputation mais bon, on a connu des trésoriers plus inspirés!). Dès que l’équilibre de l’équipe fut retrouvé, la domination reprit et, alors que nous campions dans la surface méroise, Steve, tranquillement installé avec son harmonica et offrant une magnifique interprétation de « La quête » de Jacques Brel en version country, sentit, ou plutôt subit, une forte poussée dorsale provoquée par un défenseur apparemment peu mélomane qui ne pouvait savoir que cette musique était la plus belle qu’il lui serait jamais donnée à entendre. Tout vola: harmonica, crosse, Steve. Stroke!
Quentin s’empara de la balle et la posa précautionneusement sur le point de penalty. Il pris le court élan réglementairement autorisé. Au moment de la frappe, le fan club de Christo, tout proche, poussa son hurlement de la peur, pétrifiant sur place et instantanément le gardien adverse. La balle de Quentin étant cadrée, cela faisait 2-1 pour Saint-Maur! Quand un public et une équipe communient, quand leurs cœurs battent ensemble et sont animés par une volonté farouche et unique de réussir. C’était le moment de grâce du match!
Fort de sont expérience de deux quart-temps, JB continuait de faire tourner le manège avec 87 changements durant la troisième période.

Hélas! Le quatrième quart-temps allait être plus difficile et devait constituer une grande leçon pour notre stagiaire du banc de touche. Un joueur normalement constitué et actif parcours une dizaine de kilomètres durant un match. Premier enseignement, si à l’attaque du dernier quart-temps, tous les joueurs ont déjà parcouru 14 kilomètres dont 8 à faire des aller-retours sur le banc de touche, c’est que le coach a abusé de sa faculté à faire tourner. Deuxième enseignement, une équipe n’a pas forcément à être à l’image du coach. Prenons le cas de JB, joueur lent et vite usé, tactiquement faible et techniquement cataclysmique. Son passage à l’état de coach ne doit pas le conduire à essayer de transformer son équipe à son image!!!! Il y est pourtant parvenu sur le dernier quart-temps. Les gestes techniques étaient moins maîtrisés, la couverture défensive moins bonne… Sur un contre, Greg se faisait éliminer et Nico arrêtait du tibia une balle destinée à rentrer. Stroke encore… Tous se demandèrent un bref instant si le pied était avéré mais, ne voyant pas le fautif présumé sauter à pieds joints sur l’homme au sifflet, finirent par supposer que la décision arbitrale était la bonne. Ce qui aurait été de toute façon le cas. 2-2 et trente seconde à jouer. La messe était dite.
Jb ne comprenait pas. Il avait fini avec 236 changements dans cette dernière séquence. Saint-Maur aurait du gagner 8-1, au moins… C’était mathématique…

Il est des moments dans une vie présidentielle où des décisions s’imposent. Où des actes forts doivent intervenir. Dès le coup de sifflet final, JB le président s’est donc approché de JB l’entraîneur et, posant une papatte paternaliste sur son épaule lui dit: « Mon garçon, il y a des enseignements à tirer de ce match nul. Tu y réfléchiras posément et tu trouveras à quels moments tu as commis des erreurs. Tu auras d’ailleurs tout le temps de faire cette analyse car, et je te le dis avec beaucoup de bienveillance et d’empathie, TU NE T’APPOROCHERAS PLUS JAMAIS DU BANC DE TOUCHE DE LA UNE!!!!!!!!!! NON MAIS TU AS VU DANS QUEL ETAT TU LES AS MIS!!!!!!! » Et ainsi fut fait.

Notons tout de même que la défaite de Rouen nous permet de glaner un point d’avance supplémentaire. Point qui pourrait avoir son importance lors du décompte final. Ce n’était qu’un match nul… Maintenant, il faut gagner!

Les résultats du grand sondage 2016 sont arrivés

Vous vous en souvenez sûrement, le club avait lancé en décembre dernier auprès de l’ensemble de ses membres une grande enquête de satisfaction sur la marche du club.

Le taux de participation à cette enquête fut exceptionnellement haut (pour ce type de consultation) avec près de 25% de personnes ayant répondu. Nous vous remercions chaleureusement pour votre implication!

Nous vous donnerons ici les principales tendances résultant de l’enquête afin de ne pas vous noyer sous les chiffres.

Les notes moyennes par catégorie sont toutes à plus de 8/10, exprimant ainsi une satisfaction globale plus qu’intéressante et de nature à conforter l’action du club.

Néanmoins, l’équipe d’encadrement a bien vu que, çà et là, certains d’entre vous chantaient un peu moins fort que les autres ses louanges, qu’ils sautaient de joie, mais un peu moins haut, qu’ils s’extasiaient, mais ne se pâmaient pas…
Ce sont ces mille petites zones d’ombre « dont le total ne fait pas un remords, mais une gêne obscure; et les manteaux de duc traînent dans leur fourrure, pendant que des grandeurs on monte les degrés, un bruit d’illusions sèches et de regrets… » Un grand merci à Edmond Rostand d’avoir su exprimer mieux que je ne l’aurais fait l’état dans lequel nous ne souhaitons pas nous retrouver dans quelques saisons.

Ces regrets, donc, qui portent sur les progrès trop lents des joueurs et le manque apparent de rigueur dans certaines catégories, nous les avons entendus et pris en compte. Une réflexion a d’ores et déjà été engagée dans l’équipe éducative afin d’améliorer le contenu de nos enseignements. Nous n’attendrons pas la saison prochaine pour mettre en œuvre les actions qui en résulteront et espérons que vous en verrez les effets rapidement.

Bien évidemment, ces actions ne régleront pas tout et c’est par la participation régulière de chacun aux différents entraînements que les progrès seront les plus rapides et les plus spectaculaires.

N’attendez pas une prochaine enquête pour exprimer vos souhaits quant à la vie du club. Nous serons toujours heureux de pouvoir discuter avec chacun d’entre vous de ses idées et préoccupations.
J’espère que le printemps qui s’annonce sera synonyme de joie sur le terrain et d’épanouissement personnel et collectif autour des nos crosses!

La Une est de retour!

Amis et supporters du HSCSM, vous fûtes des centaines à écrire au club afin que les résumés des matchs de nos équipes soient à nouveau publiés en ce début de la phase printanière des championnats de hockey sur gazon. Avant tout désireuse de vous satisfaire, l’équipe éditoriale a donc repris son bâton de pèlerin et va silloner pour vous la France et la Navarre dans le noble but de vous conter les aventures des petits hommes bleus.

Avant d’aller plus avant la description du match de dimanche dernier que notre équipe 1 a livré en terre tourangelle, nous devons vous avouer qu’un autre match été joué et perdu par cette même équipe le 19 mars face au Villiers-le-Bel Hockey Club. 0-1, première défaite de la saison. Bravo à eux, tant pis pour nous mais, des dires mêmes des joueurs de l’équipe, « si on s’était préparé un peu plus, on aurait sans doute fait un meilleur résultat ». Belle analyse et belle lucidité de la part des nôtres qui allaient être mises à l’épreuve dès le match suivant.

En effet se profilait un déplacement périlleux à Tours (et non pas un déplacement court à Périgueux, Périgueux n’est pas dans notre poule car dans notre poule il y a un œuf et dans notre œuf il y a un poussin. Merci d’essayer de suivre!). Pourquoi le déplacement à Tours était-il périlleux, me direz-vous? J’ai consulté les statistiques et interviewé les plus anciens hockeyeurs saint-mauriens, et il s’avère que jamais notre club n’a réussi à s’imposer en ces terres hostiles. Quels qu’aient été les joueurs, quelque fût l’entraîneur, les joueurs de Tours se sont toujours montrés d’une pugnacité digne d’un petit village armoricain résistant encore et toujours à l’envahisseur. Pour illustrer ce manque d’efficacité de notre club, sachez que les dirigeants de Tours n’ont pas hésité à nommer les tribunes de leur stade des noms de leurs victoire face à nous: la tribune « 5-0 du 23 avril 2012 », le kop « 6-4 du 25 novembre 1999″… C’est agaçant… Si-si-si-si… Nous étions agacés.

Ce n’était donc pas sans appréhension ni esprit vengeur que nos représentants voyaient arriver la date fatidique, l’heure inéluctable, même, encore que subissant le passage à l’heure d’été, certains ne brillèrent ce dimanche pas par leur ponctualité. Passons sur les conditions de voyage, l’important était d’être présents à l’heure sur le terrain, ce qui fût le cas.

En l’absence d’un comité d’accueil digne de ce nom, nos joueurs étaient contraints d’accéder au terrain en passant par dessus ou à travers les grillages entourant le carré vert et bleu où devait se tenir la rencontre.

Une approche psychologique toute particulière était mise en place, à grands renforts de « vous allez vous bouger! », de « plus jamais ce qu’on a fait la semaine dernière! » ou encore de « celui qui ne respecte pas les consignes se fait virer de l’équipe! »

Ce sont donc des joueurs avertis qui rentraient en piste et monopolisaient la balle pendant tout le premier quart temps sans toutefois trouver l’ouverture.

Le second quart temps commençait bien mal pour nous avec un fait de jeu rare: un joueur saint-maurien était pris en flagrant délit de râlerie compulsive! Les esprits chagrins diront « encore? » et je répondrais « ben pas tant que çà… » Toujours est-il que l’arbitre n’hésita pas à adresser une ordonnance à base de carton vert à Cyril. Et c’est finalement à 10 contre 11 que nous parvenions à nous sublimer!

Sur une première action, Steve parvenait à mystifier le gardien adverse et à s’ouvrir le but. Il tirait mais butait sur un Christo pris d’une nouvelle crise de politesse et qui n’hésita pas à faire barrage de son corps en dissertant « Holà ami Papy! Fi de ces buts tout faits dans des cages désertées. Tu marqueras à n’en pas douter mais tu attendras que le gardien soit à nouveau sur ses pieds! » Puis il s’effondra en hurlant de douleur et en tenant son fessier maltraité. Papy avait néanmoins entendu et revenait à la charge dès la minute suivante! 1-0! Les joueurs de Tours avaient à peine le temps de remettre en jeu la balle que nous la leur subtilisions, avancions, lancions vers le gardien qui se couchait bien, la récupérions et admirions la raclette levée de Quentin qui faisait mouche. Nous rions! 2-0!

Le troisième quart temps était plus compliqué en raison de la répétition des efforts et la catastrophe nous frisait par deux fois. Nous avions heureusement en Greg un gardien insensible au frisage et nous nous en sortions sans dommage.

Le dernier quart temps voyait Saint-Maur proposer à nouveau un jeu collectif léché et rapide dont Dan profitait pour marquer un dernier but. 3-0!

C’est donc une première victoire en Indre-et-Loire pour notre équipe qui reprend sa marche en avant et met la pression sur ses poursuivants qui, s’ils veulent rester au contact, n’auront pas droit à la plus petite erreur dans leurs matchs en retard.

Prochain match dès ce week-end à la maison. Venez nombreux!

Vous avez dit CHAMPIONS?!

Chers amis et adhérents,

Je viens aujourd’hui vous parler de ceux qui n’ont pas fait de trêve hivernale, qui faisant fi des fêtes de fin d’année et leur réconfort gastronomique n’ont pas hésité à courir, bondir, pusher, parer, contourner et finalement surpasser leurs adversaires dans les frimas et le blizzard, lorsque le gel collaient les mains aux crosses et les chaussures au parquet.

Comment çà, en salle? Peut-être, mais certaines étaient mal chauffées… Et jouer au hockey avec des moufles n’est pas choses aisée…

Je disais donc que je venais aujourd’hui vous parler de notre équipe 1 messieurs de hockey en salle. Ils sont allés au bout d’une campagne longue, difficile et pleine de chausse-trappes! Obligés de jouer sans sandwich lors du premier tournoi pourtant organisé à domicile, contraints à des horaires de déplacement indécents…

Et pourtant, voyez les résultats:
– Villiers-le-Bel : 7-4
– Nogent le Rotrou : 4-4
– Meaux : 10-1
– Vire : 12-6
– Mer : 6-5
– Beauvais : 7-0
– Isneauville : 5-2
– La Chapelle : 9-2
Autant de batailles âprement menées et brillamment remportées! Car oui, notre score est à gauche dans ces résultats et oui, 4-4, c’est une victoire! Si, si, si! Pas d’esprit chagrin en ce jour de liesse!

C’est un groupe homogène qui a triomphé de la (quasi) totalité de ses adversaires avec une facilité parfois déconcertante. De vieux (parfois très vieux…) briscards placés aux endroits stratégiques (donc près des poteaux), de virevoltants jeunes joueurs qui après quelques saisons d’apprentissage arrivent à maturité…
Tous les ingrédients étaient réunis et ne demandaient qu’à être assemblés. Certains choisissent la gélatine, d’autres le ciment, notre coach utilisa sa grosse voix pour figer les places et les tactiques. Une grosse voix dont l’abus lui valut d’ailleurs un carton jaune puisqu’elle avait déréglé le sonotone de l’un des membres d’une table technique, lequel mit quelques instants à se rendre compte qu’il captait désormais Radio Vladivostok qui diffusait ce jour là l’intégrale de l’inimitable Sergueï Iakovlevitch Nikitine , dont je vous recommande particulièrement les titres « Hier, le crocodile a souri » et « Quelque chose est en train de m’arriver ».

J’espère que vous joindrez vos applaudissements nourris aux miens pour célébrer Alexandre, Benjamin, Daniel, David, Grégoire, Nicolas (coach), Quentin, Stevens, Victor et Yann (capitaine) qui ont donc brillamment obtenus le titre de:

CHAMPIONS DE FRANCE DE NATIONALE 3 SALLE 2017

en zone 2, mais comme les zones n’intéressent personne, on ne le criera pas trop fort…

Bravo à eux!!!! Nous espérons que cette bonne série se poursuivra en gazon! Alors on ne relâche pas l’effort!

La 1 finit son année dans le sang et la douleur! Bon, surtout Dan…

Ce dimanche voyait, au stade Marin, le début des matchs retour du championnat de N3 de notre équipe 1. Ayant battu tous ses adversaires, elle les abordait avec une confiance et une décontraction légitimes bien que peut-être un peu trop anticipées… Le temps était triste, très triste… Seul un Breton dépressif et neurasthénique l’eût trouvé à la limite du supportable: un gros crachin et une température si basse qu’elle inspirait à mon compagnon de banc de touche une réflexion empreinte d’angoisse: « Je ne sens plus mes doigts! Ils vont tomber!!!!! »

Je ne vous le cacherai pas, la première mi-temps fût d’une tristesse incroyable. Les meilleures occasions étaient à mettre à l’actif du CFP, nos visiteurs du jour. L’un de leurs attaquants se retrouvait même seul face au but vide à seulement 5 mètres de la ligne et envoyait inexplicablement la balle en sortie (j’en profite pour lui rappeler que sa petite enveloppe lui sera donnée par le Gros Nono, notre charmant homme main, au fond de l’impasse du sans-retour, ce mercredi à 2h45…).
L’ennui relatif qui guide la narration de cette première période me permet, chers lecteurs, de vous faire bénéficier de réponses que je dus donner à quelques charmantes têtes blondes qui étaient sur le bord du terrain et qui, voyant Cyril enfiler le costume de gardien, m’assaillirent de questions sur cette noble confrérie qui fut assez peu mise à l’honneur dans ces lignes depuis le début de saison. Je vous livre la conversation telle qu’elle se tînt, ou presque…
– Oooooooooh, c’est qui lui?
– C’est Cyril, notre gardien de but.
– C’est quoi un gardien de but?
– C’est un joueur un peu spécial qui est là pour empêcher la balle de rentrer dans le but.
– C’est quoi un but?
– In peto: la conversation promet d’être longue… Sourire et: Tu vois la petite cage au bout du terrain avec les filets. C’est çà. Si la balle rentre dedans, çà fait un point.
– Dans le filet?
– Oui.
– Alors le gardien de but, il est dans le filet, comme un poisson?
– Non!
– Si, même que moi je me suis approché un jour et ben il sentait pareil qu’un poisson pourri!
(NDLR: interrompons ces charmants échanges afin d’exprimer toute notre compassion à tous les gardiens de hockey de la Terre et d’au-delà, si importants et pourtant si désagréables olfactivement à côtoyer…)
– Mais non! C’est son matériel! Pour le gardien de l’équipe en face, il faudrait vérifier, mais pour Cyril, je t’assure que c’est son matériel!
– Pourquoi il est pas de la même couleur que les autres?
– Pour qu’on le voit bien sur le terrain.
– Ah… Et pourquoi il a de grosses jambes et un casque?
– Toujours le matériel. Les jambes, ce sont des guêtres. Cà a l’air très impressionnant parce que Cyril, en plus, a de gros mollets… Et sur sa tête, le casque sert à protéger la balle.
– Hein?
– Eh oui, il a la tête tellement dure que si la balle le touche à cet endroit, elle risque de se casser. Et c’est cher une balle, alors on fait attention…
– Noooooooooon!!!!!!!
Ah! Chers bambins… Nous verrons plus bas que cette particularité physique de Cyril ne s’applique malheureusement pas à Dan. Mais ne brûlons pas les étapes…

La première mi-temps s’achevait donc sur un triste 0-0 pluvieux et frigorifiant. Les quelques Teckels présents s’ennuyaient ferme et la nervosité ambiante montait doucement mais sûrement.

Au troisième quart-temps, la balle continuait à circuler gentiment entre les joueurs saint-mauriens qui peinaient à franchir la ligne d’avantage, et était parfois emmenée avec beaucoup d’incisivité (ndlr: ce mot aura fait bondir les amoureux du Petit Robert que vous êtes, mais il est bien comme l’efficacité de nos adversaires en ce jour… inexistant…) vers nos buts. Sans réussite, donc.

C’est au final dans le quatrième quart-temps que les choses s’emballèrent.

Pour notre plus grande consternation, Daniel voulait faire la preuve qu’il avait lui aussi la tête dure et n’hésitait pas à essayer de reprendre de l’arcade sourcilière une balle (très) mal contrôlée par un adversaire. La balle franchissait l’épiderme en se glissant entre deux pores de transpiration, froissait, en entrant dans le derme, deux ou trois muscles érecteurs de poil, effrayait une glande sudoripare exocrine qui allait se cacher derrière une glande sébacée qui passait par là, atteignait l’hypoderme où, en raison du manque de cellules adipeuses, elle ravageait les réseaux veineux et artériels et picotait les terminaisons nerveuses avant d’être arrêtée net entre la plaque orbitale de l’os ethmoïdal et la suture frontozygomatique. En bref, il a eu mal et çà a saigné.
La bonne nouvelle est que Dan va bien. La mauvaise est qu’il sera dorénavant marqué d’une cicatrice partant de la pommette et remontant jusqu’au cuir chevelu en passant par son œil. J’en entends déjà qui commencent à chanter le générique d’Albator… Et je dis non! Nous ne profiterons pas de ces lignes pour affubler notre malheureux milieu de terrain d’un sobriquet fondé sur le physique! Non-non-non-non! Non et re-non. Non, non… Non? Vous êtes taquins… Toujours est-il qu’il devait nous quitter et que son talent allait nous manquer, un peu.

En effet, Dan joue dans notre équipe le rôle si important de livreur à domicile sur les petits corners. Vous le verriez partir sur sa petite mobylette rouge de la ligne de fond pour livrer la balle à Dada qui la sert sur un plateau à Alex qui l’expédie dans la crosse de Papy… De l’horlogerie suisse! Une phase de jeu qui nous a sauvés sur bien des matchs depuis le début de saison… Et là sans Dan, l’obtention d’un petit corner à cinq minutes de la fin du match nous plongeait dans la perplexité. C’est Quentin qui se proposait finalement pour donner la balle. Hélas, là où Dan est une mobylette pétaradante, Quentin faisait office de diesel… Sa donne manquait Dada de trois bons mètres et nous ne devions qu’à notre opiniâtreté et à la maladresse adverse d’obtenir un nouveau petit corner. Ce devait être le bon! La donne était cette fois parfaite, trouvait Dada, qui trouvait Alex dont le push, repoussé une première fois, était finalement repris de volée et à bout portant par un Quentin venu très rapidement couvrir le premier poteau.

1-0!!!! Enfin!!!!

Le CFP poussait et mettait beaucoup d’agressivité en fin de partie. Agressivité qui conduisait à un léger énervement de Quentin qui, après avoir été bousculé, mettait une main sur le col de son adversaire, une main sur l’élastique de son short, prenait trois pas d’élan et le propulsait hors du terrain après un fort beau vol plané qui, incompréhensiblement, ne provoquait pas l’admiration des arbitres. Qu’il était pourtant beau cet aéronef vert qui battait des ailes pour tenter vainement de retrouver un semblant de dignité en plein vol… Comme il aurait sans doute aimé aussi avoir un train d’atterrissage…
Nous tenions le choc et finissions par remporter une partie qu’un ou deux ans en arrière, nous aurions sans doute perdue.

Neuf, matchs, neuf victoires, nous passerons l’hiver au chaud! Place à présent à la salle mais nous sommes impatients de vous retrouver, et de nous retrouver nous-mêmes, aux beaux jours pour savoir si nous pourrons maintenir ce remarquable état de forme!

Encore une partition parfaitement jouée par notre équipe 1!!!!

L’équipe fanion du HSCSM jouait ce week-end l’ultime rencontre de la phase aller de son championnat de Nationale 3 gazon, en zone 2, escalier B, 3ème porte à droite après l’ascenseur. Après des duels âpres, rugueux, pour ne pas dire désespérants sur le plan du jeu, nos nous rendions à Chartres, en des terres connues tout à la fois, sur les dernières saisons, pour le fair-play affiché et pour la qualité technique du jeu pratiqué. La dernière place occupée par l’équipe locale dans notre championnat n’était pas révélatrice de son potentiel, nous allions bientôt l’apprendre à nos dépens.

Alarmé par les retards à répétition de ses joueurs aux rassemblements d’avant match, notre coach sagace et bienveillant, tellement qu’il est fort tellement qu’il est beau tellement qu’il me fait jouer, décidait de prendre une marge raisonnable de sécurité en fixant, pour une rencontre à 11 heures sur le stade de la Madeleine de Chartres, un rendez-vous à son équipe pour un départ à 4 heures 18 du matin, tellement qu’il est précis tellement qu’il est précautionneux. Vous vous en doutez, ce qui devait arriver arriva et nous nous retrouvions tous à 6 heures du matin dans les faubourgs chartrains pour prendre nos marques sur le superbe et tout récent terrain dont nos adversaires du jour bénéficient.

Bien évidemment, pareil déplacement (si loin de Saint-Maur), en pareille saison (si loin des beaux jours), par un tel temps (si loin du soleil) et de tels horaires (si loin de midi), avait découragé la plupart des plus hargneux des Teckels, fidèles supporters du club qui donnent habituellement de la voix sur les bords du terrain saint-maurien. Seul au poste, fidèle parmi les fidèles, Vincent, le Teckel chef, poil plus si long que çà et truffe humide, n’hésitait pas à partir en chasse de café dès son arrivée afin de soulager les plus frileux d’entre nous.

Je ne vous laisserai pas plus longtemps dans l’expectative. Nous avons, selon les propres mots clairvoyants de notre coach bien aimé et cætera et cætera, livré notre plus mauvais match depuis le début de la saison! Notre jeu fût bon par intermittence, précis de temps en temps et efficace seulement parfois… Mais mes amis, quelles fois! Il y a du bon à retirer de chaque épreuve et, si nous ne fûmes pas toujours collectivement à la hauteur de l’enjeu, il y a fort à parier qu’au travers de ce match nous nous élevions individuellement, en tout cas certains d’entre nous. Et c’est de ces hommes que je vous parlerai plus bas ! De leurs peurs, de leurs espoirs, de leur réussitte ou de leur échec… Mais laissons cela pour l’instant et passons au match…

Le premier quart-temps démarrait plutôt bien pour notre équipe qui s’installait dans la moitié de terrain adverse. Les Chartrains, casaque rouge, culotte bleue, restaient néanmoins menaçants et parvenaient à plusieurs reprises à s’infiltrer dans notre zone, obtenant même des petits corners sur lesquels ils obligeaient Greg, notre régional de l’étape, à sortir le grand jeu avec une horizontale main opposée fort inspirée sur son côté droit. Pour nôtre part, les phases offensives se succédaient avec beaucoup d’envie et peu de succès. Le match partait néanmoins sur un bon rythme et était plaisant à suivre pour l’ensemble des spectateurs.

Le second quart-temps, alors même que nous sentions notre potentiel supérieur au leur, commençait de la plus absurde des façons! Un redoublement de passes côté droit de Chartres permettait à leurs milieux d’envoyer un balle forte dans l’axe de la zone saint-maurienne. Un chartrain passant par là de façon presque hasardeuse touchait la pelote dont la trajectoire se trouvait altérée selon un angle imprévisible et imprévu qui tout à la fois déstabilisait nos défenseurs et trompait la vigilance d’un Greg convaincu de son bon droit tant la reprise semblait extérieure à la zone. Hélas ! La vidéo était formelle et l’arbitre validait justement ce premier but de la partie pour Chartres.

1-0 pour les locaux avec deux quart-temps et demi encore à jouer… L’heure du réveil, l’heure des histoires d’hommes !

Afin que nos lecteurs profitent au mieux de leur lecture en ce jour, nous leur demanderons un rien de mise en situation, un chouia de travail qui leur permettra de comprendre au mieux notre état d’esprit à certains moments clés du match. Nous vous inviterons donc au fil des lignes à ouvrir certaines adresses internet et à vous placer aux moments indiqués puis à reprendre votre lecture…

Dès la remise en jeu, les blancs franciliens repartaient à l’assaut du but et tentaient de déséquilibrer l’équipe adverse en faisant circuler rapidement la balle. Et enfin, une passe de Dan parvenait à l’intérieur de la surface adverse, légèrement sur la gauche, à Jean-Mi.

Ah ! Jean-Mi, la gauche et la droite… Une longue histoire de je t’aime moi non plus qui depuis le début de saison lui vaut régulièrement des remontrances posées, amicales et constructives de la part de notre coach, ai-je dit qu’il est fantastique ? Lorsqu’il commence un match arrière droit et qu’il se retrouve milieu gauche, remontrance ! Lorsqu’il entre milieu gauche et qu’il se déporte milieu droit, remontrance ! Lorsqu’il est arrière gauche et que la poursuite d’un adversaire le fait passer à droite, remontrance encore ! Mais est-ce sa faute s’il est victime d’une déficience de la latéralisation ?
Cette fois-ci, c’est bien en tant que milieu gauche qu’il recevait, parfaitement placé, la balle de Dan et…
Pour Jean-Mi : Sir Edward Elgar – Pomp and Circumstance March No.1 , https://www.youtube.com/watch?v=moL4MkJ-aLk , on commence à 4 minutes et 51 secondes.
Après deux pas d’ajustement dans la surface et un coup d’œil vers le but, il lançait ses poignets vers l’arrière, faisait deux moulinets d’élan et, animé de tout son désespoir, de toute sa rage, de toute cette frustration née de son envie de bien se positionner jamais assouvie, toppait magistralement son shoot qui par l’effet de la puissance de ce dernier et la souplesse du terrain rebondissait haut, si haut que nul ne semblait en mesure de la reprendre… Un homme pourtant relève le défi, il est jeune, il est rouge, il est bien intentionné. Il saute, s’élève, touche la balle et la propulse dans la lucarne du gardien médusé !
Le but est accordé à Jean-Mi qui prend un instant pour regarder vers l’horizon et toiser du haut de sa réussite des années de dyslexie enfin vaincue. Il est magnifique.

1-1 entre les deux équipes à la mi-temps ! La seconde période allait confirmer la domination des blancs et nous permettre d’apprécier tout particulièrement le travail de plusieurs joueurs.

Les locaux ont durant toute cette dernière partie du match multiplié les contre-attaques, butant invariablement sur l’arrière-garde saint-maurienne et notamment sur Nico, le coach revenu au terrain.
Pour Nico : Pirates of the Carribean, https://www.youtube.com/watch?v=8eXixQpROHM , on commence à 0 minutes et 14 secondes.
Quel match de notre Nico ! Incisif sur chacune de ses interventions, parfaitement placé pour couper les trajectoires des longues balles adverses, premier relanceur, présent alors même que ses coéquipiers perdaient des balles et que la situation devenait désespérée… Il faisait quelques fautes, bien sûr, mais toujours dans l’esprit ! Un adversaire qui vole à trois mètres, c’est dans l’esprit ! Une crosse adverse qui se casse sur une attaque, c’est dans l’esprit ! Un plongeon à faire pour récupérer une balle improbable au risque de se retrouver écorché sur toute la partie antérieure des jambes, c’est dans l’esprit ! Çà picote, mais c’est dans l’esprit ! Impressionnant, vous dis-je !

Malgré toute leur bonne volonté, les Chartrains allait devoir déchanter sur un but amené par la droite, poussé dans la surface par Dada et repris par une déviation papyesque de Pipi. Mais était-ce un hasard… ?
Pour Pipi et Papy : Queen, It’s a kind of magic, https://www.youtube.com/watch?v=0p_1QSUsbsM , début à 0 minute et 11 secondes.
La balle de David transperçait les lignes adverses, Papy et Pipi faisant le même appel se retrouvaient tous deux en position de dévier cette balle lorsque Papy, se servant de sa crosse comme d’une baguette, lançait un peu de son fameux je-ne-sais-quoi qui depuis si longtemps méduse les défenses et déroute les partenaires. Son fluide se transmettait à Pipi qui plaçait comme par enchantement sa crosse au bon endroit, sur la trajectoire de cette balle virevoltante qui ainsi aiguillée prenait à contre-pied le gardien adverse et achevait sa trajectoire dans la si petite portion de ligne non défendue… Un trou de souris… Un miracle, peut-être, ou le talent…

2-1 en notre faveur et les attaques se succèdent à présent. Chartres fatigue, le pressing haut de notre équipe porte ses fruits et Cyril, comment dire… ?
Pour Cyril : Survivor, The eye of the tiger, https://www.youtube.com/watch?v=btPJPFnesV4 , dès le début.
Cyril était éminemment déçu de ne pas avoir trouvé l’ouverture lors de son match précédent face à Blanc-Mesnil. Il rêvait de marquer face à ses anciens partenaires et nous ressentions sur le banc son vif désir de marquer ce match de son empreinte. A chacune de ses rentrées, il donnait tout, il appelait, revenait, se multipliait jusqu’à ce qu’il récupère une balle dans la surface adverse, face à la ligne de touche côté droit. S’engageait alors un véritable combat entre lui, le gardien et pas moins de trois défenseurs rouges. Les crosses s’attaquaient, la balle rebondissait comme dans un flipper, elle se levait avant d’être violemment rabattue vers le sol… Cyril se mettait en protection et empêchait le gardien d’intervenir. Écartant les bras et se propulsant en avant, il laissait sur place deux défenseurs et menaçait de dépasser le troisième en revenant vers le centre de la surface. Il croyait être passé mais dans cette amicale bousculade il trébuchait, il allait s’écraser de toute sa longueur sur le frais tapis vert lorsque dans un sursaut d’énergie il inspirait une immense bouffée d’air, gonflait son abdomen qui lui permettait de faire le culbuto et lui offrait l’allonge nécessaire pour tenter un shoot de revers ! La frappe était parfaite, elle s’élevait, elle était forte ! Mais elle échouait finalement dans le gant du gardien revenu in extremis sauver son but… C’eût été le but de l’année ! L’attaquant saint-maurien se relevait, groggy encore après ce rude combat, légitimement déçu d’avoir échoué si près de la perfection… Mais il reviendra, oh oui, il reviendra.

2-1 toujours et les organismes sont à bout. Les attaques placées se font plus rares et les incursions se font à présent en conduite de balle. C’est ce moment que choisit David pour un numéro d’équilibriste peu ordinaire…
Pour Dada : The Benny Hill theme, https://www.youtube.com/watch?v=MK6TXMsvgQg , dès le début.
Dada récupérait donc la balle à 35 mètres du but plein axe. D’un enchaînement de petits pas de gauche et de droite il mystifiait un premier défenseur, posant sa crosse au sol, il en profitait pour nouer entre eux les lacets d’un autre adversaire en une fraction de seconde et reprenait sa course pendant que sa malheureuse victime s’étalait sur le terrain. Partant vers la gauche, il réussissait deux tours sur lui-même, étourdissant un troisième défenseur. Il s’approchait de la zone, montrait la balle à gauche, montrait la balle à droite, la faisait disparaître dans sa manche et la faisait réapparaître trois mètres plus loin, déjà dans la zone adverse. Là, subissant le retour enfin efficace d’un défenseur et la sortie du gardien, il tentait une passe à Jean-Mi, idéalement placé au poteau. Malheureusement, la balle était déviée et échouait à portée de raclette de JB, seul pratiquement face au but à sept mètres quarante-trois de l’objectif. JB regardait alors la balle , interrogeait poliment chacun de ses coéquipiers pour savoir si çà ne les dérangeait pas qu’il tentât lui-même de finir l’action… Une fois, deux fois, trois fois, adjugé au gros attaquant avec le numéro 16 !!!! Rapide coup de fil à l’orchestre symphonique et aux chœurs de de Radio France qui s’installent promptement dans les gradins. Tout le monde est en place? Bien! Raclette parfaitement exécutée (si monsieur Nico!) et BUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUT !!!! De moi ! Si, si, si, si !!!!!!!! M-O-I, moi !!!!!!!! Je tiens à remercier mes partenaires, qui ont tout donné, mon agent bien sûr, qui a bâti ma carrière, mes entraîneurs sans qui rien n’aurait été possible, ma famille, qui a tant sacrifié pour me permettre de me rendre aujourd’hui à Chartres…
Pour JB: Beethoven, symphonie n°9 « Ode à la joie », http://www.youtube.com/watch?v=8nGhHL6Dhok&feature=youtube_gdata_player , à partir de 1 minute et 37 secondes.

3-1 score final pour le HSCSM ! Huitième victoire en autant de matchs, tous nos adversaires ont mordu la poussière sur ce début de saison !!!!

J’espère que vous pardonnerez la longueur de ce résumé et l’enthousiasme que j’ai mis à l’écrire. J’espère vraiment que les prochains matchs me donneront encore l’occasion de me lancer dans des descriptions aussi objectives de nos futurs exploits.
Peut-être dès dimanche prochain au stade Marin contre le CFP ? Venez nombreux !

La Une encore victorieuse mais… Scandale au stade Marin!

Chers amis, c’est le cœur lourd que je rédige aujourd’hui ces quelques lignes. Si, habituellement, le hockey apporte à nos existences ce zeste de folie, de joie et de bien-être nécessaire au déroulement harmonieux d’un week-end réussi (un peu comme la tranche d’ananas sur le bord du verre contenant une pina colada n’est pas indispensable mais apporte au buveur de la place de la République ce je ne sais quoi qui lui donne l’impression de déguster son cocktail sur une plage de sable blanc… Enfin, à la cinquième pina colada, çà le fait immanquablement), il nous faut bien admettre que le match entre Saint-Maur et Blanc-Mesnil qui se tint le dimanche 6 novembre 2016 ne fut pas de cette nature.

Lorsqu’un match vous laisse une telle amertume au fond du moi, du surmoi et du remoi, il n’est pas aisé de dépassionner le débat et d’en tirer des conclusions objectives. C’est pour cette raison que cet article vous est livré plus tardivement qu’à l’accoutumée, il fallait que la nuit me portât conseil.

L’une des premières raisons invoquées « à chaud » fût un arbitrage légèrement imparfait. Et là je dis « non! » L’arbitrage, surtout lorsqu’il est tenu par des personnes neutres, n’est jamais une excuse valable. Les joueurs ratent des tirs et des contrôles, les arbitres peuvent rater des coups de sifflet. Néanmoins, et c’est ce que l’on apprend dès le plus jeune âge dans les écoles de hockey, l’arbitre est souverain et le temps passé à discuter avec lui est un temps que l’on ne prend pas pour se replacer. Et sur ce point là, il fût satisfaisant de voir que nos chers bleus (blanc en l’occurrence) furent les joueurs les plus disciplinés de la rencontre. Bon, il y eût bien ce petit carton jaune pour un tir déclenché après un coup de sifflet et qui heurta inopinément les côtes d’un joueur adverse, mais la juste sanction prononcée fût acceptée immédiatement et sans un cri par le fautif qui sans un pli sans une tâche emportait son panache sur le banc de touche (Cyrano, acte V, scène finale, car oui Cyrano jouait au hockey, à Saint-Maur).

Non, décidément, et je ne peux que laisser éclater mon ire vengeresse, c’est bien de larcin, de brigandage, de maraudage que dis-je d’exaction qu’il s’agit! Et de trahison, aussi… Laissez-moi vous narrer les faits, mesdames et messieurs du jury, purs et sans habillage. L’odieuse vérité qui j’en suis sûr vous laissera terrifiés et abasourdis tant elle est abominable…

La rencontre commençait donc à 15 heures précises. L’équipe saint-maurienne arborait son maillot blanc pendant que les visiteurs étaient d’orange vêtus. Et tout allait très vite. Saint-Maur mettait rapidement en place son jeu de passes fulgurant et décontenançait des adverses déjà aux abois. Il ne fallut que quelques minutes pour qu’un mouvement parti de notre ligne arrière sur la droite traverse en deux passes le terrain dans la diagonale et aboutisse à un centre repris, avec toute la finesse que l’on lui connaît, par Steve qui marquait le premier but du match, le 11354ème de sa carrière, et pour la 9345ème fois sur une déviation déroutante.

15h12, l’heure du crime approche. Le soleil s’obscurcit. Un vent glacé se met à souffler sur la presqu’île saint-maurienne. Les chats se hérissent, les chiens hurlent à la mort, la terre tremble sur les tombes fraîchement recouvertes du cimetière de Condé… Les faits, ai-je dit! Les faits! Votre serviteur vient de rentrer en jeu, il n’a pas encore touché la balle ni même eut le temps de faire un appel qu’une attaque identique à l’action du premier but se développe pour Saint-Maur. La balle part de la droite, est remontée jusqu’à l’entrée de la surface adverse côté gauche, entre dans la zone, est frappée avec force et détermination vers l’attaquant qui avait eu la présence d’esprit de se déplacer au second poteau pour reprendre un centre éventuel quant tout à coup, surgissant de l’ombre dans laquelle il se tapissait en attendant le moment idéal pour commettre son forfait, un défenseur orange se jette sur la balle et la dévie dans son propre but!!!! Consternation chez les visiteurs, joie chez les Saint-Mauriens. Chez tous les Saint-Mauriens? Non! Car un président résiste encore et toujours à la liesse générale: on m’a volé mon premier but!!!!!!!!! Car c’est bien là, mesdames et messieurs les jurés, que le vol fût commis! Oh! J’entends déjà que l’avocat de la défense veut vous entraîner sur des pistes toutes autres, sur des interprétations fallacieuses… Il vous dira que son client tentait de protéger son but, qu’il n’était mû que par la volonté d’aider son équipe, qu’à aucun moment il n’avait imaginé que son geste causerait un si grand tort… Mais vous en conviendrez avec moi: lorsqu’on est animé de bonnes intentions, lorsque l’on a l’âme pure et sans tâche, marque-t-on un but contre ses propres coéquipiers, ses propres frères, ou, voyant que l’intervention que l’on projette ne peut aboutir qu’à un résultat désastreux, ne laisse-t-on pas la chance à l’attaquant adverse de rater sa reprise? Vous le voyez mesdames et messieurs, votre choix entre l’acquittement et la condamnation n’en est pas véritablement un. Les faits sont clairs, ils sont précis et ils sont incontestés. Vous ne pouvaient laisser la feuille de marque en l’état avec l’inscription d’un odieux but contre son camp. Vous devez, je vous y exhorte, attribuer ce but à un Saint-Maurien. Pas l’attaquant, non, qui n’a pas touché la balle, mais bel et bien le passeur. Celui par qui le drame est arrivé: notre milieu gauche, Daniel, Dan, Gilbert, comme vous l’avez à présent identifié (cf. match HSCSM – Orléans).
On me souffle que la jurisprudence va déjà dans ce sens, qu’il n’y a pas de but contre son camp en hockey. Et c’est heureux, car face à une telle injustice, nous étions prêts à aller jusqu’au Tribunal Arbitral du Sport!

Le reste de la partie n’entrera pas dans les annales du hockey. Signalons toutefois le 11355ème but en carrière de Steve, notre Papy flingueur, sur sa 9346ème déviation. Elle faisait suite à un petit corner parfaitement exécuté par Alex, qui avait pour l’occasion ramené son panache du banc de touche.

3-0 donc, score final, et septième victoire en sept matchs pour notre équipe première!

Nous clôturerons notre phase aller la semaine prochaine à Chartres, avec l’ambition magnifique de remporter l’ensemble de nos matchs depuis le début de saison!