Author Archives: JB Morel

La saison reprend !!

Chers amis hockeyeurs et non (encore) hockeyeurs,

Le HSCSM lance sa saison en cette première semaine de septembre et accueuillera tous ceux qui souhaitent évoluer cette saison dans un club familial permettant la pratique:
– en compétition, d’un sport addictif et exigeant physiquement.
– en loisir, d’une discipline sportive ludique, accessible et faisant la part belle à la bonne humeur.
Venez profiter d’essais gratuits et échanger quelques passes avec nous au cours des différents entraînements que nous proposons pour toutes les catégories d’âge (de 3 à 99 ans) au fil de la semaine.
Nous serons également présents pour vous présenter notre club lors de la journée des associations de Saint-Maur des fossés qui se tiendra ce dimanche 9 septembre sur la place des marronniers.
Alors simple curieux, ancien du club qui n’a pas encore repris sa licence, jeune champion ou championne ou hockeyeur confirmé désireux de renouer avec la crosse: nous vous attendons!!!!

La 3 sans forcer

Quel soulagement d’entendre le coup d’envoi du match entre l’équipe 3 de Saint-Maur et le collectif n°4 du Stade Français en ce beau dimanche de juin au stade Marin!

Les organisateurs du match sont en effet passés par tous les états au cours de la semaine: expectative, angoisse, crainte, impatience, désespoir et, au final, délivrance… Mais jusqu’au dernier moment, nous risquâmes l’annulation du match (oui, risquâmes… voilà longtemps que je n’avais pas utilisé ce mot, çà fait toujours plaisir!).

Revoyons, minute par minute, les instants qui précédèrent la rencontre:

– 12h55: arrivée des trois premiers joueurs stadistes. Les Saint-Mauriens sont quinze sur le terrain, plus une bonne moitié de l’équipe une en train de pique-niquer et de faire griller saucisses et merguez.

– 12h56: les stadistes sont quatre, l’arrosage est lancé.

– 12h57: arrivée massive de stadistes, ils passent à six! Arrivée de deux joueurs non prévus de Saint-Maur qui ont annoncé leur disponibilité après la diffusion de la composition d’équipe. Saint-Maur passe à dix-sept.

– 12h58: Un stadiste de plus! Réflexion des responsables pour un prêt de joueurs afin d’égaliser les chances.

– 12h59: Se portent ou sont désignés volontaires pour changer de bord: Vincent, qui avouera que jouer pour le Stade Français était pour lui l’aboutissement de sa carrière, Benjamin, qui n’eut pas le temps d’enlever son polo rose, et Marion, qui s’auto-punit d’être arrivée la dernière sur le stade.

– 13h00 (ou presque): début du match.

Soyons francs et, une fois n’est pas coutume, objectifs: ce ne fut pas le plus grand match de hockey de l’histoire, ni même le second plud grand match. Vous me diriez que c’était le troisième, je vous répondrais « non ». Nous avons dit « objectifs » et le situerons donc entre la 3 657 889ème place et la 4 000 423ème. Je ménage volontiers ce petit volant pour éviter les constestations des lecteurs les plus pointus, pointilleux et fins connaisseurs de l’histoire de notre sport. Pour le situer à ceux et celles d’entre nous qui n’auraient pas tous les classements en tête, disons que ce match était légèrement plus engagé que le Poole – Bournemouth de 1954 et légèrement moins abouti techniquement que le Tasmanie – Nouvelle Galles du Sud de 1908. A peu de choses près.

Le premier but survînt au bout de quelques instants. L’organisation stado-saint-maurienne n’étant pas parfaitement calée, nos attaquants purent aller pratiquement tout droit pour marquer dans le but vide, le gardien stadiste n’étant jamais arrivé! Après avoir marqué ce but, les Saint-Mauriens proposèrent sportivement à leurs adversaires de leur prêter un quatrième joueur en la personne de Tony, notre gardien à nous!

Tony fît d’ailleurs une excellente fin de première mi-temps, faisant avorter toutes les actions poussives et maladroites d’une équipe 3 amorphe et parfois même apathique. A tel point que sur l’une des rarissimes occasions stadistes, JB, acculé, fût contraint de tenter la difficile tourniquette de Charleroi, geste quasi-impossible habituellement réservé aux hockeyeurs ceinture noire quatrième dan et inventée en 1926 par Gus Tretelbeek, obscur défenseur belge qui se dégagea d’une situation inextricable en tournant sur lui-même à une vitesse défiant l’entendement! Malgré une bonne prise de balle et un début de tourbillon parfaitement exécuté dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, notre défenseur se laissa emporter par son élan considérable et ne put arrêter sa rotation… Alors qu’il allait entamer son cinquième tour sur lui-même, la balle s’échappa de sa crosse et prit la direction de notre propre but, désespérément vide.

Les équipes rentrèrent donc au vestiaire  sur ce score de parité. Deux joueurs stadistes étant arrivés dans l’intervalle, nous récupérâmes  (oui, récupérâmes…) Tony histoire d’offrir à nos attaquants de meilleurs angles de frappe. Fine tactique qui nous permit d’ajouter quatre buts à notre total pour un score final de 5 buts à 1.

Nous pouvions dès lors aller tranquillement finir le brunch de la 1 qui nous régalait d’un spectacle ahurissant de maîtrise et de virtuosité technique lors de son match face à Chartres.

Bravo à eux! Bravo à nous! Et merci à Morgane qui, après avoir fait ses premières armes sur le terrain la semaine passée, a découvert l’angoisse de la gestion du banc de touche ce dimanche.

 

PS: On me demande de préciser que c’est le second match de la tournée de la Nouvelle Galles du Sud en Tasmanie qui est concerné par cet article.

 

II + III = V

Voici l’équation que nous avons pu vérifier ce week-end à l’occasion de la troisième journée des phases retour du championnat de régionale 2.

Les latinistes et mathématiciens chevronnés ne s’étonneront guère de cette assertion, puisée au fin fond du bon sens et de la logique.

C’est qu’ils ne se placent pas sur le bon plan de réflexion. Plan que, selon mon expérience, l’on ne peut atteindre qu’après les douces agapes consécutives à une performance de choix dans l’arène.

Ils ne pourraient en effet comprendre le cheminement technico-tactique qui nous fait dire que, si face à l’US Métro lors des phases aller : II = D et III= D, alors lors des phases retour, II + III = V. Les voyez-vous, tous ces penseurs ignorant de la glorieuse incertitude du sport asséner : « Non, non ! C’est impossible ! Dans ces conditions : II + III = M ! Ou à la rigueur II + III = DD » ?.

Laissons Dédé à ses jeux de grattage (seuls les publivores la comprendront, celle-là, et je demande l’indulgence des autres car elle était difficile à amener et qu’en plus on arrive en fin de saison…) et parlons de ce week-end.

Vous l’aurez bien sûr compris, c’est une entente des équipes 2 et 3 du HSCSM qui a obtenu un précieuse Victoire (et non une Défaite) sur l’US Métro au cours d’un match qui, s’il ne restera pas dans les mémoires pour sa qualité technique, aura au moins permis à nos joueurs et joueuses de prendre un bol d’air du côté de la Croix de Berny par une matinée grise, pour ne pas dire plombée.

Nous étions 14 à répondre présents, et il faut avouer qu’à la notable exception de Morgane qui faisaient ses premières armes officielles sous nos couleurs avec beaucoup d’enthousiasme, de détermination et de capacités à enchaîner les courses et les efforts, notre groupe avait toute l’apparence d’un rassemblement de vétérans plus ou moins marqués par leurs joutes antérieures. Mains douloureuses, souffles courts, jambes lourdes, nuits courtes, co-pilote lamentable constituaient le lot commun. Certains allèrent même jusqu’à pousser le vice à son paroxysme en annonçant (et là on applaudit le combo) batterie à plat-chaussures oubliées-main douloureuse-décalage horaire fatal !

Face à nous, il y avait de tout… De 10 à 70 ans, du plus talentueux au moins dégourdi.

Quelques belles envolées vinrent éclairer le match, la plupart à mettre à notre actif et sur l’une d’elle, trois passes de contournement de la défense par la gauche permettaient d’obtenir une position de tir qu’Alex ne manquait pas de convertir d’une frappe croisée à raz de terre qui a bien dû flirter avec les 36 km/h (l’absence de radar ne nous permis toutefois pas d’obtenir une certitude sur ce point).

Métro ne réussissant à convertir aucun des 18 petits corners qu’ils obtenaient dans le match, le score en resta là.

Rendez-vous dimanche prochain pour de nouvelles rencontres !

Un accueil amical pour l’Amicale des Hockeyeurs de Meaux!

Ce dimanche 3 mai 2015 devait avoir lieu une rencontre amicale de hockey sur gazon entre les équipes du HSCSM et l’Amicale des Hockeyeurs de Meaux, suivie d’un barbecue et d’un déjeuner sur l’herbe.

Devait, car la réalité fut toute autre. En effet, les caprices météorologiques de ce JOLI mois de mai vinrent modifier quelque peu la donne. Regardons la définition du mot « joli »: bien fait, agréable à voir. Seul  Van Gogh, s’il était passé dimanche à Saint-Maur comme il le fît à Auvers en juillet 1890, eût pu tirer quelque beauté du paysage qui s’offrit à nous (ndlr: le lecteur curieux ira chercher dans quelque ouvrage encyclopédique la référence sus-mentionnée).

Ne furent donc pas au rendez-vous dimanche:
– le joli mois de mai,
– le barbecue,
– le déjeuner sur l’herbe,
– la notion même de hockey sur gazon, parfois remplacée par du patinage sur moquette ou du lancer (involontaire) de crosse détrempée.
Seuls restèrent:
– la rencontre amicale (c’est finalement là l’essentiel),
– les équipes du HSCSM (porteuses de 3 jeux de maillots différents, ce qui n’a pas aidé à les reconnaître),
– l’Amicale des Hockeyeurs de Meaux, présente à la piscine, pardon sur le stade, avant même nos joueurs.

Le succès populaire rencontré par cette rencontre (18 joueurs ou joueuses de notre côté, 13 pour Meaux) nous conduisait à organiser le match en quatre quart-temps de 17 minutes 30 chacun mettant aux prises tantôt un amalgame entre joueurs de l’équipe 1 et de l’équipe 2, tantôt un mélange équipe 1 – équipe 3, à joueurs rouges. L’objectif était clair: épuiser l’adversaire tout en ménageant nos propres forces!

Le match en lui-même se joua dans une très bonne ambiance, un très grand respect de l’adversaire, des arbitres (gracieusement fournis par le HSCSM) et de l’esprit du jeu, qui était là.

Meaux domina globalement les débats, campa même parfois dans le petit bassin, pardon, la zone de Saint-Maur mais ne pût faire mieux qu’un résultat nul 1-1.

Car oui, il y eut des buts. L’un fut aérien, spectaculaire, inspiré: le nôtre. Alex P., s’incrivant dans la longue tradition des artistes de la crosse passés par le HSCSM, se retrouva ainsi à la conclusion d’une attaque côté gauche. Sa frappe écrasée à ras de terre vînt rebondir sur la crosse d’un défenseur, s’éleva dans le ciel gris, disparut dans les nuages, ricocha sur une bernache passant par là et pris le chemin de la lucarne opposée sous le regard médusé d’un gardien botté de plomb par la surprise et l’incompréhension. Notons qu’il fut un instant question d’accorder le but à la bernache mais celle-ci n’étant pas licenciée à Saint-Maur, il ne nous fut pas possible de la créditer. Bravo donc à Alex P.! L’autre fut cruel, chirurgical, froid: le leur. A la suite d’une (très) longue période de cafouillage dans la zone de Saint-Maur, la balle navigua rapidement devant le but et trouva une crosse rouge qui d’un puissant tir racletté mis la balle hors de portée des guêtres de notre gardien.

Mais peu importe le score, l’essentiel pour nous comme pour Meaux était de disputer enfin un match en 2015, plaisir dont nous fûmes jusque là privés en raison de difficultés administratives. Il est d’ailleurs heureux que, malgré le temps, tant de joueurs se soient mobilisés pour venir jouer. C’est là le signe d’un réel intérêt pour notre sport. Gageons que cette période sans compétition touchera bientôt à sa fin!

Les miracles de la 2

Rien ne laissait présager que ce dimanche 23 novembre verrait, sur le  terrain principal de hockey sur gazon du Saint-Germain-en-Laye Hockey  Club, se manifester par deux fois la puissance divine. Nul augure,  haruspice, devin, marabout ou prophète, nul  pronostiqueur intrépide ne  les avait vues venir. Aucun romancier ou scénariste ne les aurait pu imaginer. Pourtant, vingt-deux témoins, presque devenus disciples pour  l’occasion, peuvent aujourd’hui vous narrer qu’ils l’ont vu, qu’ils y étaient, et que cette histoire ils la conteront à leurs arrière-petits enfants, et qu’elle deviendra légende.

Bien chers frères, bien chères soeurs, voici les faits, sans exagération ni embellissement. La vérité nue (ndlr: l’emploi du terme « nue » est destiné à recapter l’attention de nos lecteurs attentifs mais que ce début de compte-rendu au format quasi-liturgique aurait pu déstabiliser).

C’est heureusement bien habillés que les joueurs de l’équipe 2 du HSCSM et de l’équipe 4 du SGHC entraient sur le terrain par un temps clair et légèrement frais.

Très vite, les joueurs saint-mauriens prenaient le jeu à leur compte. Nous insisterons quelques instants sur ce coup d’envoi donné par Saint-Germain et qui arriva à la limite de nos vingt-deux mètres. En effet, jamais plus, au cours de la rencontre, notre gardien n’aura l’occasion de voir la balle d’aussi près… Les occasions et tirs se succèdent. Le jeu mis en place, parfois fluide, parfois  rapide,désorganisait le collectif saint-germinois. Et là, après dix-huit minutes de jeu, le ciel se déchira. Les joueurs saint-mauriens, soudain inspirés et adroits trouvaient l’ouverture. Sur une percée côté droit de Max, la menace se faisait plus pressante. Son centre trouvait enfin Marco, polo bleu short noir, qui décalait la balle pour les habiles bras de Benjamin, gatés d’une telle offrande (le jeu de mot est moins évident ici mais les cinéphiles auront trouvé). Le but laissait notre passeur décisif sans énergie et il devait quitter le terrain pour faire le plein de breuvage énergétique.

Le coup de sifflet de fin de période réveillait notre gardien qui, n’ayant eu rien à faire, ne fit rien.

La seconde mi-temps ne faisait que confirmer l’impression de supériorité de notre équipe 2 ce jour-là. Il fallut cependant attendre un bon quart d’heure pour que cette impression se concrétise par une nouvelle réalisation. Par LA réalisation. La balle circulait entre nos milieux et parvenait à Bob qui, excentré sur la droite et bien qu’ayant de multiples solutions près de lui, décidait de se faire plaisir avec le geste qu’il affectionne le plus: la balle aérienne dans la surface, « the bob’s scoop in the box », modèle déposé. Dans la zone adverse n’étaient alors présents que trois joueurs: le gardien saint-germinois, un de ses défenseurs et Marco. La balle, bénéficiant d’une trajectoire flottante imprévisible, transperçait presque littéralement le défenseur, rebondissait devant Marco parvenait à la hauteur de son épaule et… Roulement de tambour, instant dramatique… Déchirure de la couverture nuageuse que laisse filtrer un rayon de soleil. Voilà Marco baigné d’or et de lumière pendant un instant. Avec l’agilité de la panthère et l’adresse du scorpion, il provoque un mouvement rotatif vertical de sa crosse dont le bec vient imprimer à la balle une trajectoire en cloche qui lobe le gardien et achève sa parabole dans la lucarne adverse…

Ah! S’il y avait eu cinquante mille spectateurs, Marco aurait à coup sûr été nominé pour le but de l’année, peut-être de la décennie!!

La fin du match fut insipide, entre des Saint-Germinois accablés et des Saints-Mauriens conscients qu’ils ne pouvaient faire mieux.
Il fallait le voir, le héros du jour, siroter sa bière tel un sage à la fin du match. Laissant les autres joueurs tresser ses louanges. Que c’est beau, un athlète au sommet de sa carrière! Peu-être aura-t-il un jour sa place à Saint-Maur, et on l’appellera piazza San Marco, et il y aura des pigeons… Mais je m’égare…
Prochain récit dans quelques jours: le résumé du match HSCSM2 – CFP/Trèfle.

Première victoire de la saison pour la 2!

L'équipe du HSC Saint-Maur 2

L’équipe du HSC Saint-Maur 2

Après des matchs aller calamiteux, quoique marqués par une réelle progression dans l’état d’esprit, et la trêve hivernale en salle, nous retrouvions ce dimanche la joie de respirer le grand air! Ciel bleu, température fraîche mais agréable, terrain magnifique… Nous jouions en effet au domaine de La Boulie, à Versailles, face à une équipe 3 du Racing qui avait réussi à mobiliser pas moins de huit joueurs qui avaient l’air ravi de s’être levés si tôt. L’organisation adverse, en 3-4-0, laissait d’emblée supposer que le Racing allait plutôt attendre nos attaques plutôt que de prendre le jeu à son compte. Cet attentisme avait d’ailleurs un effet lénifiant sur nos hommes qui ne parvenaient pas à enchaîner les passes et à créer des décalages. La physionomie du début de match incitait notre gardien à s’absenter quelques instants pour aller chercher sa première margarita. Il dut batailler pour obtenir le verre tant désiré sous le prétexte qu’il n’avait pas la tenue correcte exigée pour rentrer dans le club-house du golf de la Boulie. Heureusement, la perspective d’un tête-à-tête avec un casque avait raison des dernières hésitations du barman et il revenait juste à temps pour… mu legend zen for sale s’installer confortablement dans le hamac qu’il avait tendu entre ses poteaux. Quelques percées de Daniel et David, plein centre, faisaient bien passer quelques sueurs froides dans les dos ciel et blanc mais rien de parvenait vraiment à troubler la quiétude de cette charmante matinée. Quelques balles directes de Claudio auraient pu trouver Marco. Quelques débordements de Sacha auraient pu finir dans la surface adverse… Mais non. Que nenni, que pouic, quetchi, que dalle… JB, qui était arrivé à court de carburant, s’éclipsa à nouveau et eut la surprise, en revenant du bar avec une pina colada, de voir que la mi-temps avait été sifflée. Quelques mots et levées de voix plus tard, nous repartions à l’assaut des buts versaillais. mu legend zen Les joueurs de Saint-Maur faisaient montre de plus d’envie et les petits corners se multipliaient en leur faveur jusqu’à ce que David réussisse sur l’un d’eux à récupérer la balle et à placer une frappe vicieuse qui traversait la forêt de jambes adverses pour finir sa course dans le but. 1-0! Tout le monde respirait à l’idée d’avoir enfin réussi à débloquer le score. Champagne! se dit JB qui, joignant le geste à la parole, repartait illico au bar chercher le ravitaillement. La bouteille était à peine finie que David, bien lancé, se décalait d’un crochet sur le centre droit de la surface adverse et assénait un fameux coup de boutoir qui trompait la vigilance du gardien du Racing, obligeant JB à repartir passer une commande. Conscient que la note de bar qu’il présenterait au club risquait de ne pas être très sérieuse, notre gardien profita d’être face au soleil pour s’allonger et récupérer de tous les efforts consentis. Les dix dernières minutes passèrent donc ainsi, dans le confort qu’offraient ces deux buts d’avance et la certitude que rien ne viendrait enrayer le scenario de ce match.

Une fin de saison au galop pour la 2!

Après des mois de douleur, de rage, de frustration mais aussi parfois (et heureusement) d’engagement et de plaisir, notre équipe 2 clôturait sa saison ce dimanche 15 juin face à PJB4. Initialement programmé au stade Marin à Saint-Maur, la rencontre avait finalement lieu chez nos adversaires. Cet impondérable n’empêchait pas nos joueurs d’être présents en nombre au coup d’envoi sur un somptueux terrain fraîchement construit en plein milieu de l’hippodrome d’Auteuil. Ce match revêtait pour nos joueurs une double importance: effacer une saison commencée de façon catastrophique et tout au long de laquelle il fallut batailler pour retrouver un état d’esprit positif d’abord et un fond de jeu ensuite, d’une part, et espérer par le biais d’une dernière victoire une improbable remontée en Régionale 1. Et quoi de mieux, pour un deuxième du championnat aux abois, comme nous, que de nous frotter au leader incontesté! Malheureusement, dès le coup d’envoi, les teckels hargneux se trouvaient plutôt du côté du PJB. mu2legendzen En pratiquant un pressing très haut et en gênant notre relance, ils parvenaient à nous repousser dans notre surface. Nous faisions jouer l’expérience pour ne pas leur concéder de position de tir et ils en étaient finalement réduits à tenter des tirs de loin pour trouver des déviations. Au cours de ce premier quart d’heure, trois frissons passèrent le long des tempes saint-mauriennes: une incursion de leur meneur de jeu entre trois défenseurs qui se finit par une attaque de crosse peu orthodoxe mais franchement salvatrice, un tir croisé puissant en entrée de zone qui filait en sortie sans que notre gardien n’ai besoin de se jeter, et enfin LE tournant de cette mi-temps que nous allons vous narrer illico presto, avanti! Sur un débordement côté gauche du but, la balle voyageait en deux passes jusqu’au côté droit où un attaquant parvenait à placer une frappe mi-hauteur juste à l’intérieur de notre poteau droit alors que le gardien était encore scotché à son autre poteau. Les joueurs du PJB levaient déjà les bras lorsque notre dernier rempart, invoquant une technique indonésienne de ralentissement temporel dite du « crabe bondissant », parvenait, par des pas chassés rapides, à couvrir les trois mètres le séparant de la balle en une fraction de seconde. Au bout de cette translation à peine visible à l’œil nu, il tendait sa crosse à l’horizontale avec une précision quasi chirurgicale pour contrer la frappe pourtant promise à un meilleur sort. Les joueurs de PJB marquaient alors le pas physiquement, ce qui permettait à nos jeunes flèches offensives de se procurer quelques occasions de plus en plus franches. C’est finalement David, bien lancé sur la gauche, qui partait en dribble chaloupés vers la droite et plaçait une frappe que nous nommerons « hasardeuse ». Elle trompait pourtant le gardien aussi sûrement que fusée en pleine lucarne et nous permettait de rentrer au vestiaire (enfin, vers le banc des remplaçants) avec une avance minimale mais méritée. Deux points noirs cependant à signaler avec les blessures de Manu et Stéphane qui nous contraignaient à procéder à quelques ajustements défensifs: Maël, Victor et Christo reprenaient le flambeau sur les côtés de la défense. cheap mu Legend zen Ce repositionnement entraînait, à la reprise, un léger flottement dans le positionnement saint-maurien puisque le poste de milieu gauche était boudé par l’ensemble des acteurs laissant Victor, pendant cinq bonnes minutes, seul face à trois adversaires. Les dits adversaires revenaient en jeu avec de bonnes intentions mais butaient régulièrement sur nos défenseurs, bien épaulés par des milieux très mobiles et ne comptant pas leurs efforts. Malheureusement, sur une balle cafouillée à dix mètres du but par la défense, un joueur du PJB, presque dos au but, plaçait une frappe croisée au ras du poteau gauche de notre gardien qui devait, cette fois, s’avouer battu. Ce but redonnait de l’énergie aux adversaires qui se livraient alors, durant dix minutes, à un nouveau pressing qui manqua par trois fois d’être payant. Gêné par la sortie du gardien Saint-Maurien, un ailier ne pouvait faire qu’une balle en cloche qui permettait d’abord à Bob de prouver qu’il avait la tête plus dure que les crosses parisiennes. Ensuite, sur une reprise de demi volée à bout portant, notre gardien prouvait qu’il avait lui aussi la tête dure et surtout bien placée. Bob me demande tout de même de signaler qu’avec un casque, j’ai moins de mérite… Sur l’action suivante, JB déportait un attaquant adverse pratiquement jusqu’au coin droit du terrain mais ne pouvait prendre la balle qui, sur un centre rapide, parvenait à un attaquant seul face au but vide. Là, par un effort de concentration extrême et violent, il parvenait, par télékinésie, à déplacer son but de quelques centimètres vers la droite. C’est peu, me direz-vous, mais suffisant pour que l’attaquant rate le cadre. Les joueurs Saint-Mauriens ne restaient pas inactifs et portaient le danger sur le but parisien à plusieurs reprises. mu legend power leveling C’est finalement ce diable de David, qui, d’une reprise de volée de revers, offrait à Saint-Maur le second but tant attendu. Les joueurs du Val-de-Marne (nous) parvenaient à conserver cet avantage jusqu’au coup de sifflet libérateur. La mission était donc accomplie, au terme d’un match engagé mais particulièrement plaisant, où chaque équipe eût des occasions. La rencontre qui opposait les deux premiers du championnat fut bien, pour nous, le sommet attendu. Tant par la manière que par le résultat, il nous permet de finir cette saison sur une note très positive! Bravo et merci à tous ceux qui ont participé à la saison 2013-2014 de l’équipe 2 de Saint-Maur.

Dramatique dimanche…

Notre équipe fanion rencontrait ce dimanche 11 mai la réserve du Hockey Club de Saint-Germain dans le cadre des matchs retour du championnat de Nationale 2. L’équipe présentait un visage un peu inédit en raison de l’absence de nombreux cadres et avait dû puiser dans l’incomparable vivier des équipes 2 et 3 pour compléter son effectif. A noter les absences de dernière minute de Claudio (en raison d’un décalage horaire agressif) et de JB… Ah? Pardon! On m’informe que JB était bien présent. Cà ne s’est pas vu… Le jeu déployé dès le début de match par les deux équipes était particulièrement plaisant. Ce fait était une agréable surprise côté Saint-Maur qui jouait avec une équipe aux automatismes très limités et dans un état d’esprit un peu particulier, n’ayant plus rien à espérer de ce championnat. Sur un petit corner mal repoussé par notre gardien – on me confirme que c’était bien JB- un attaquant adverse parvenait à glisser la balle hors de portée des crosses et guêtres saint-mauriennes. Ce but piquait au vif les attaquants locaux qui par deux fois en l’espace de dix minutes parvenaient à déjouer la vigilance du portier adverse, Stevens et Daniel étant à la conclusion d’actions rondement menées. Les dix dernières minutes de la première mi-temps voyaient Saint-Germain exercer un pressing bien plus efficace. Saint-Maur campait dans ses 22 mètres et ne parvenait pas à reprendre le contrôle de la balle. Et là, c’est le drame. Sur une balle forte en profondeur, notre gardien tenta une sortie désespérante, pardon, désespérée. Un démarrage digne d’un Massey-Ferguson tractant douze tonnes de bottes de foin laissait le temps à l’adversaire d’ajuster une petite balle piquée qui faisait mouche et ramenait le score à égalité. Et là, c’est encore le drame. Quelques instants plus tard, un nouveau petit corner aboutissait à une frappe plein centre. Le gardien, comptant sur la gravité pour l’amener au sol à temps pour bloquer dans une horizontale parfaite le tir même pas vicieux même pas puissant de l’attaquant, se jetait sur sa droite alors qu’il lui suffisait de rester debout pieds serrés pour repousser la tentative. legend zen for sale Résultat: 2-3 à la mi-temps malgré une bonne prestation de nos joueurs. La seconde mi-temps mit longtemps à se décanter et malgré de bons blocs de Nico sur le gardien adverse, nous manquions d’un tout petit peu de réussite pour recoller au score. Après vingt minutes de jeu, une attaque côté gauche de Saint-Germain s’achevait par un premier puis un second tir sur le gardien de Saint-Maur. La balle était repoussée au niveau du point de stroke. François parvenait à la récupérer mais sa crosse était honteusement attaquée par le joueur saint-germinois. Faute! D’ailleurs tous les joueurs de Saint-Maur en étaient convaincus et commençaient à se replacer. Malheureusement, l’arbitre n’ayant pas vu le choc ne porta pas le sifflet à sa bouche, n’interrompit pas le jeu, et constata le quatrième but de Saint-Germain dans la stupeur générale. François eut beau montrer à l’inflexible juge les trois morceaux brisés de sa crosse fétiche, rien n’y fit. 2-4. cheap mu Legend zen Dans un beau sursaut d’orgueil, Nico parvenait presque immédiatement à réduire le score à 3-4 d’un push levé à bout portant sur la gauche du but (me semble-t-il…). Et là, c’est une dernière fois le drame. Alors que nous poussions et multiplions les efforts pour égaliser, une balle plein centre trouvait en profondeur un attaquant qui n’avait plus qu’à trottiner vers notre surface, passer JB en un contre un (ce qui n’est, comme chacun le sait, pas le geste technique le plus difficile à réaliser) et marquer le but qui scellait définitivement la victoire de Saint-Germain. A l’ultime minute et suite à un magnifique mouvement collectif, David réussissait à marquer un but qui rendait encore plus amère cette défaite 4-5 concédée face à une équipe à la portée de nos joueurs. Gageons que dans une composition plus normale et avec un état d’esprit aussi conquérant, nous parviendrons à finir le championnat sur une note bien plus positive. Quant à JB, cette deuxième sélection en équipe une était probablement la dernière…

L’équipe 3 toujours devant… l’équipe 2!

Notre équipe 3 jouait ce dimanche à Antony son second match de la saison face à Meaux. legend zen for sale Le terrain était neutre en raison de l’indisponibilité du stade meldois, mais l’enthousiasme était intact. Face à notre équipe 3 se présentait une formation redoutable, l’Amicale des Hockeyeurs de Meaux. Redoutable car déjà connue du HSCSM pour avoir battue notre équipe 2 la semaine précédente. Notre équipe affichait une composition séduisante, avec les retours de Tony et Cyril, ainsi que la présence de Stevens en guest-star locale et pas moins de trois remplaçants qui, nous le verrons plus tard, furent fort utiles pour faire tourner l’effectif. Car nous ne le cacherons pas, c’est un rude, âpre mais valeureux défi physique qui nous fut proposé. Les joueurs de Meaux commençaient le match pied au plancher, asphyxiant nos milieux de terrain et faisant peser une forte pression sur notre zone. Ce n’est qu’au prix d’un harcèlement intensif (Tony, Pedro, Bérengère) que nous parvenions à récupérer quelques balles exploitables que Marion puis Stevens tentèrent de bonifier et de transmettre devant. Finalement, alors que des situations désespérées avaient finalement tourné en notre faveur, c’est sur une balle presque anodine que Meaux parvenait à ouvrir le score. mu legend zen for sale Plein centre, entre le point de stroke et la limite de la zone, une balle pushée mi-hauteur sur la gauche de notre gardien parvenait à débloquer le score. mu legend zen Le relâchement coupable de Meaux suite à ce but permettait à nos joueurs de remonter la balle à plusieurs reprise jusqu’à la zone adverse mais sans pouvoir mettre en péril le gardien. Le score de 0-1, car rien d’autre ne fut marqué durant les 35 premières minutes, était finalement conforme à la physionomie du match: Meaux méritait de mener, Saint-Maur n’avait pas démérité. C’est en seconde période que les affaires se compliquèrent. L’usure physique commençait à atteindre les Saint-Mauriens, ne leur permettant plus de faire valoir avec la même efficacité leur technique et leur fougue. Les lignes s’étiraient d’autant plus que, désireux de marquer au moins un but, nos attaquants poussaient leurs actions au maximum et, de ce fait, avaient du mal à revenir. Et puis, entre la 48 ème et la 62 ème minute, ce fut le craquage. Plusieurs vagues rouges (eux) déferlèrent sur l’équipe blanche (nous) et emportèrent les dernières illusions saint-mauriennes (les balles, les crosses, quelques jambes, le gardien et les poteaux de corner aussi…). A 4 reprises, soit sur des centres en retrait, soit sur des frappes croisées ayant le bonheur (pour eux) de se transformer en poteaux rentrants (2 fois quand même!!!!!), les Meldois parvenaient à alourdir la marque. 0-5 au final, beaucoup de fatigue mais malgré tout l’impression d’avoir fait notre maximum.

Bis repetita pour la 2: le dépit du capitaine

L’avez-vous vue, cette âme en peine qui traîne dans les allées du complexe sportif de l’US Métro? Est-ce une limace? Est-ce un aï (cruciverbistes, à vos crayons… rappelons aux plus jeunes que le cruciverbiste est un amateur de mots croisés)? Est-ce un morse? Non! C’est Capitaine Dépité!

Personne ne le connaît encore, mais il y a fort à parier qu’il se fera très bientôt un nom dans la petite communauté du hockey saint-maurien.
Il aurait pu être tant d’autres capitaines, pourtant:
– Captain America: mais son bouclier est trop petit;
– Captain Caverne: mais il ne crie pas assez fort pour bouger ses troupes;
– Capitaine Conan: mais il est trop respectueux de l’arbitrage;
– Capitaine Haddock: mais il ne se met pas assez en colère;
– Capitaine Flam: mais il n’est pas de notre galaxie;
– Capitaine James T. Kirk: mais il a trop rarement vaincu les hockeyeurs klingons…

Tant de possibilités et seulement deux qui pourraient lui convenir:
– Capitaine Crochet: lui aussi a une crosse au bout de la main (quoi? ce n’est pas une crosse?);
– Capitaine Nemo: lui aussi a le moral à 20 000 lieux sous les mers (quoi? ce n’est pas son moral?).
Décidément, tout fout le camp…

Alors il sera le Capitaine Dépité! L’homme qui a failli sonner la charge!

Revenons sur les circonstances de la naissance de ce (anti) héros.
Il faisait sombre et froid sur Antony. A cet heure où les loups rentrent dans leur tanière, harassés par un nuit de chasse infructueuse, un homme se présente à l’entrée du complexe sportif de l’US Métro. Il porte un uniforme bleu et deux sacs dont l’un semble trop grand pour lui. Il frappe trois coups sur la lourde porte de bois du complexe. Après une attente interminable, il entend des pas claudicants à l’intérieur des murs. Une lucarne s’ouvre en grinçant et une voix dont il n’arrive pas à identifier si elle est masculine ou féminine lui lance avec toute la hargne du dormeur fauché dans son sommeil bienheureux: « Toi vouloirrr quoi? »
Après avoir montré le sauf-conduit lui garantissant un accès libre aux vestiaires et au terrain de hockey, il passe la porte et se rend directement à l’arène qui décidera de son passage à la postérité ou de sa chute dans les limbes du hockey francilien. L’arrivée de ses coéquipiers est pour lui le signe incontestable qu’il ne sera pas seul sur le terrain.
Préparation, échauffement, discours d’encouragement et début du match. Autant d’élément clés de la matinée qui se passent sans heurts, avec un groupe réceptif et enjoué. Le début du match tend d’ailleurs à confirmer cette impression puisque Saint-Maur domine les débats et fait vivre la balle de l’aile gauche à l’aile droite pendant près de 20 minutes sans que les adversaires ne voient la balle (ou presque). Un gros regret durant cette phase, les moulinets acharnés mais purement aériens de nos attaquants qui ont vainement tenté d’intercepter la balle lors de ses voyages de la gauche vers la droite du terrain, et inversement… Et un inquiétude qui commence à se faire jour: rater tant d’occasions n’est pas bon signe… Les défenseurs vont appuyer les milieux, qui vont appuyer les attaquants mais rien n’y fait.
Ce va-tout profite aux joueurs de l’US Métro qui plante trois banderilles coup sur coup entre la 20ème et la 30ème minute. Les deux premières sont sorties du bout du pied et de la guêtre gauche par notre gardien, la troisième ne trouve pas le cadre saint-maurien. Mais ces alertes montrent que nos joueurs, après avoir poussé sans réussite toute la mi-temps accusent le coup physiquement. Sur un dernier petit corner, les joueurs de Saint-Maur se placent dans leur but, les attaquants lancent la balle, le gardien dit « GO!!!! » et s’élance pour fermer un peu l’angle, mais il s’élance seul. Surpris de ne pas voir ses flèches aller gêner les frappeurs, il se retourne, constate que ses coéquipiers ont été changés en statues de sel par quelque sort malveillant lancé par le sorcier local et, affligé, ne se couche pas à temps pour reprendre la frappe…
La seconde mi-temps ne sera qu’une répétition de la première: 15 occasions nettes pour les Saint-Mauriens, puis un trois contre un assassin pour les joueurs de l’US Métro…

0-2 donc au final, et beaucoup de regrets sur notre prestation. Par contre, soyons positifs, la cuvée 2014 du vin de pays de Saint-Maur devrait être abondante, parce que pour vendanger, on vendange!

Dépité, je vous dis…